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Des climats et de l'influence qu'exercent les sols boisés et non boisés / par M. Becquerel
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CHAPITIiE I.

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lannée les prises dessai ont été faites diminue la quantité doxy-gène répandue dans lair.

« Sur le Gange, près de Calcutta, midi, temps brumeux, faible« brise nord-est, presque calme, température 35°, hauteur dubaro-«mètre28 po 1 ; le 8 mars, nous avons eu une invasion subite decho-« léra, et tous les jours de nouveaux cas jusquau 15 mars. Le temps« était excessivement brumeux pendant la nuit, et les brouillards ne« se dissipaient que quelques instants pendant le jour. Les bords du« fleuve exposés à lardeur du soleil, dans le mouvement journalier« des marées, sont couverts de boue et de toute espèce de débris, soit« danimaux, soit de végétaux. Le fleuve charrie aussi une grande« quantité de cadavres en putréfaction. »

EuQn les échantillons dair recueillis par le capitaine Ross dans lesmers polaires en 1848 et 1849 ont donné des résultats qui séloignenttrès-peu de la composition de lair normal.

Tous ces résultats et ceux obtenus par M. Lévy et M. Bunsen dé-montrent que la composition de lair atmosphérique varie dans detrès-faibles limites, puisque la variation en volume de la quantitédoxygène est de 20,9 à 2l,o, cest-à-dire du 0,0048 du volume totaldoxygène. Néanmoins il arrive que dans certains cas, surtout dans lespays chauds, la proportion doxygène descend jusquà 20,3, ou varieenviron de 0,028 de son volume. Il est douteux quune aussi faiblevariation, celle de 0,0048, ait une influence sur les phénomènes de lavie organique.

Il est prouvé également que la composition de lair dans les régionsles plus élevées lhomme soit parvenu est sensiblement la même quàla surface de la terre.

La quantité de gaz acide carbonique qui se trouve dans lair variedabord selon que le sol est humide ou sec; dans le premier cas, lesol sen empare; dans le second, il laisse échapper le gaz qui provientde la décomposition des matières organiques.

On a trouvé aussi quily a moins dacide carbonique dans lejour quependant la nuit; en premier lieu, le gaz est absorbé par les planteset décomposé sous linfluence solaire ; en second lieu, ce même acidese reformant et étant exhalé, sa proportion doit augmenter. Elle estégalement un peu plus forte dans les régions supérieures que dans lesrégions inférieures de latmosphère.

M. Théodore de Saussure, auquel sont dues ces observations, a en-core constaté que, dans les villes et les lieux fermés, la variation dujour à la nuit est moindre que dans les lieux ouverts. Le vent en