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CHAPITRE II.
l’on cherche dans certaines saisons un refuge contre la fièvre jaune.
II existe des localités qui, étant sous les mêmes conditions thermo-métriques, sont les unes salubres et les autres insalubres; ainsi, commel’a observé M. Rigaud de Lille, sur la lisière des marais Pontins, leshabitations construites sur le bord de la mer et sur le vent des maraisn’éprouvent point de lièvres, tandis que celles qui sont dans les maraisou au delà des marais, sous l’influence des vents chauds et humides quiles traversent, y sont très-exposées. A Rome même, le côté de la ruequi reçoit directement l’impression de ces vents est fiévreux, tandisque le côté opposé est salubre. Il y a donc dans l’air une influenceparticulière qui cause l’infection.
CHAPITRE II.
Des sols.
§ I er -
Formation des sols ; éléments constitutifs.
La terre a eu une origine ignée, comme l’attestent son aplatissementaux pôles, l’accroissement de température avec la profondeur au-des-sous de la couche invariable, les eaux thermales et les phénomènesvolcaniques. Elle a dû passer successivement de l’état gazeux à l’étatliquide, et sa périphérie, jusqu’à une certaine profondeur, de l’étatliquide à l’état solide. Les substances gazeuses non liquéfiables ont dûformer autour d’elles une atmosphère aérienne.
Les premiers sols ont été formés aux dépens des roches primitives,telles que les granits, les porphyres, les serpentines, etc., et les solssubséquents aux dépens des terrains de sédiments.
Lorsque la température de la terre fut suffisamment abaissée pourque l’eau pût se maintenir liquide à sa surface, cette eau, en s’écoulantle long des pentes résultant des soulèvements et des plissements dusau refroidissement de la terre, ravina les roches et en transporta lesdébris dans les parties basses, où ils formèrent les premiers dépôts desédiment. Ces dépôts d’abord horizontaux, puis plus ou moins incli-nés à l’horizon par l’effet de nouveaux soulèvements et plissements,