CHAPITRE II.
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6° Dunes. — Monticules formés de grains de sable mobiles, et quiéprouvent eux-mêmes un déplacement par les vents. On les trouvedans les déserts de sable ou sur certaines plages de la mer. Nous yreviendrons en parlant des moyens de les fixer.
7° Terrains volcaniques. — Ces terrains proviennent de la décom-position plus ou moins rapide de certains produits volcaniques. Les■wackes, les argilolithes et les matières boueuses se décomposent très-rapidement et donnent naissance à des sols extrêmement fertiles;tandis que les basaltes, les trachytes n’éprouvent qu’une décomposi-tion très-lente et produisent des sols de moindre valeur. La ponce seréduit souvent en parties très-fines, qui donnent à la terre quelques-unes des propriétés de l’argile : le sol de la fertile campagne de Naplesa cette origine. Les cendres volcaniques à gros grains, appelés lapilli,dont la décomposition n’est pas sensible, peuvent servir à la culturede la vigne, comme on en a un exemple au pied du Vésuve, où l’onrécolte le fameux vin de Lacryma-Christi.
Tels sont les principaux types de sols qui recouvrent la surface ter-restre, et dans lesquels se développe une végétation plus ou moins active.Dans ces terrains, on distingue deux parties essentielles, le sol et lesous-sol. Le sol est la partie supérieure, dont la nature minérale estpartout la même, dans laquelle s’effectuent toutes les phases de la vé-gétation , et où les plantes trouvent presque tous les éléments néces-saires à leur développement.
Il faut distinguer deux parties dans le sol : la partie active, quicontient du terreau et qui est soumise à toutes les influences atmos-phériques , et le sol inerte, privé de ces deux avantages, et que le la-bour n’atteint pas.
Le sous-sol est placé au-dessous du sol, et en diffère par la compo-sition. Dans quelques cas, suivant sa nature, il peut être utile à lavégétation, quand il peut fournir au sol quelques-uns des élémentsqui lui manquent; mais il agit principalement selon sa perméabilité.Examinons deux cas , celui où il est perméable et celui où il ne l’estpas. Dans le premier cas, il convient parfaitement aux terres fortes età celles qui sont situées sous des climats pluvieux; dans le second, auxterrains légers qui retiennent difficilement l’eau. S’il est alors troprapproché de la surface, il a le grave inconvénient de rendre le solhumide en hiyer, et de lui enlever les matières nutritives et l’oxygènefourni par l’air. Il n’en est pas ainsi lorsqu’il a une certaine profondeur,puisque la partie supérieure du sol peut perdre alors une portion deson eau et devenir alors moins humide.