DU RAYONNEMENT SOLAIRE.
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CHAPITRE IV.
Du rayonnement solaire.
§ I.
Influence de la lumière et de la chaleur solaire.
Lorsque l’on veut étudier dans un pays les phénomènes de chaleurdus à la radiation solaire, il faut observer constamment la tempéra-ture de l’air à la surface du sol au nord , et les variations diurnesqu’elle éprouve, afin d’en déduire les éléments calorifiques indispen-sables pour la connaissance du climat de ce pays, éléments que nousavons fait connaître, dans notre Traité de physique terrestre etde météorologie, et qui sont les suivants : 1° la température moyennediurne, qui est la moyenne des températures horaires; 2° la tempéra-ture mensuelle, qui est la moyenne des températures de chaque jourdu mois ; 3° les températures estivale et hivernale, qui sont les moyen-nes des trois mois d’été et des trois mois d’hiver ( l’été météorologiquecomprend juin, juillet, août; l’hiver, novembre, décembre et jan-vier) ; 4° la température de l’année, qui est la moyenne des tempéra-tures mensuelles; 5° la température du lieu, formée de la moyenne detontes les moyennes annuelles prises pendant le plus grand nombred’années possible.
Indépendamment de ces éléments, on doit prendre encore en considé-ration la température maximum et la température minimum du jour,ainsi que le maximum diurne moyen et le minimum diurne moyen. Nousn’avons nullement l’intention de discuter séparément les méthodes àl’aide desquelles on détermine ces éléments, puisque nous serions obli-gés d’entrer dans des détails que ne comporte pas cet ouvrage. Nousrenvoyons pour plus amples développements au Traité de météorologieprécédemment cité. Nous reprendrons ces éléments, dont nous discu-terons la valeur quand il sera question des climats.
Les rayons solaires, qui portent avec eux le pouvoir d’échauffer,d’éclairer, de colorer les corps et de produire des réactions chimi-ques, n’arrivent pas à la surface de la terre avec l’intensité qu’ilsavaient avant de traverser l’atmosphère. On a trouvé, au moyen del’actinomètre, qu’un faisceau de rayons calorifiques traversant l’at-mosphère, et dont l’intensité serait égale à 1 quand le soleil est auzénith, n’aurait plus à la surface qu’une intensité comprise entre 0,79et o, 7 3, suivant la transparence de l’air. Bouguer a trouvé que le rayon-