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Des climats et de l'influence qu'exercent les sols boisés et non boisés / par M. Becquerel
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sous un mémo degré de latitude, la quantité de lumière solairereçue par le sol dépendant de l’état du ciel, selon qu’il est plus oumoins clair.

§ H.

Des effets du rayonnement céleste sur un sol couvert de végétaux ou dénudé;

de la rosée.

Dne source calorifique quelconque lance de toutes parts de la cha-leur rayonnante qui traverse les corps diaphanes, comme un faisceaude lumière; c’est ainsi qu’une portion de la chaleur solaire nous ar-rive après avoir traversé l’atmosphère sans avoir été absorbée. Cerayonnement calorifique appartient à tous les corps, même à ceux quiont une basse température : il résulte de là que lorsque deux corpsinégalement échauffés soDt en présence, ils rayonnent l’un vers l’au-tre jusqu’à ce que l’équilibre de température soit établi. On peutégalement concevoir que ce rayonnement continue encore, mômelorsque la température est constante, et qu’il se borne seulement àmaintenir l’invariabilité de la température.

Suivant ce principe, dans un milieu homogène, dont la tempéra-ture est partout la même, le calorique n’est jamais en repos; chaquepoint perd, par le rayonnement, ce qu’il gagne par le rayonnement despoints voisins.

Cela posé, abordons la question des effets du rayonnement célestesur les corps placés à la surface de la terre. La terre, comme nous l’a-vons déjà dit, est entourée d’une atmosphère qui la sépare des espa-ces célestes, dont la température, suivant Fourier, est de — 60°.Tous les corps qui se trouvent à sa surface étant échauffés par le soleillorsqu’il se trouve au-dessus de l’horizon, se refroidissent par suitedu rayonnement céleste, quand cet astre est au-dessous, et que l’at-mosphère est libre de nuages.

Wilson est le premier qui ait observé les effets du rayonnementnocturne. Pictet et Six se sont occupés également de cette question.Le premier découvrit que la température, au lieu d’aller toujours endiminuant, à mesure que l’on s’élevait dans l’air, présentait au con-traire, jusqu’à une certaine hauteur, dans quelques cas une progres-sion croissante : ainsi un thermomètre placé à deux mètres et demid’élévation marquait, toute la nuit, 2°,5 de plus qu’un thermomètresemblable placé près du sol. Ce fait fut confirmé par Six et d’autresobservateurs.

Il est à remarquer que c’est la surface même de la terre qui varie