CHAPITRE IV.
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que de telles expériences, pour être exactes, devaient être faites sous unciel serein et par un temps sec ; car si l’air est humide, il se déposeune couche d’eau sur les réservoirs des thermomètres, et les différencesindiquées par les divers appareils à armures peintes l’emportent, at-tendu que les thermomètres acquièrent le pouvoir rayonnant de l’eau,qui est assez considérable.
Si les substances dont on veut déterminer le refroidissement sont desplantes, du sable ou autres substances, on les introduit au fond desvases coniques, et l’on s’arrange de manière qu’en les tassant ellesrecouvrent à peine le réservoir métallique du thermomètre.
Le refroidissement résultant de leur rayonnement se propage alorsau corps thermoscopique. On trouvera ci-après un certain nombre derésultats obtenus dans une série d’expériences.
1
SUBSTANCES.
TEMPÉÏ
DU CORPS-
vÂTURE
LE L’AIR.
DIFFÉRENCE.
RAPPORT.
Noir de ïumée.
17,50
20,40
2°90
100
Diflér. berbes à feuilles lisses.
17,14
20,23
2,99
103
Feuilles d’orme et de peuplier.
17,17
20,10
2,93
101
Sciure de peuplier.
17,50
20,38
2,87
99
Sciure d’acajou.
17,05
19,80
2,75
95
Sable siliceux.
17,45
20,15
2,70
103
Terre végétale.
17,02
19,69
2,67
92
Noir de fumée.
14,21
17,61
3,40
100
Carbonate de plomb.
13,94
17,30
3,36
99
Vernis.
14,10
17,42
3,30
97
Colle de poisson.
13,07
16,93
3,26
96
T3 <13
16 79
Plombagine.
13,60
16,52
2,92
86
La dernière colonne ne représente pas les rapports des pouvoirsémissifs, qui ne peuvent être comparés, à cause des différences demasse et de conductibilité. Le pouvoir émissif des substances végé-tales diffère peu, comme on le voit, de celui du noir de fumée.
Dès l’instant que le thermomètre, en contact avec diverses subs-tances , ne voit plus le ciel et qu’un nuage se montre au zénith, il