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CHAPITRE IV.
LOCALITÉS
Latitudes.
Nombre d’annéesd’observations.
Jour du minimumde tempérât, de mai,
Saint-Pétersbourg.
59°5'
26 ans.
9 mai.
Berlin.
52 10
110
12
Dresde.
Si 1'
10
il
Prague.
50 5'
20
11
Bruxelles.
50 51
16
19
Paris.
Vesoul.
48 51
47 37
40
14 et 15.
Bourg.
Lyon.
46 12
45 45
(eu moy., d’après jj M. Fournet. (
21
Toulouse.
43 36
10
Vers le 9.
Marseille.
43 17
23 A
peine appar. de min
D’après ces résultats, en Allemagne la période de refroidissementa lieu le 11 mai, tandis qu’à Bruxelles, Paris, Lyon, elle n’a lieu quedu 15 au 20 . A Marseille, le refroidissement du mois de mai n’est passensible.
On a reconnu une période de refroidissement analogue sur les côtesd’Amérique (1 ).
Il est probable que ce minimum relatif coïncide avec la prédomi-nance des vents N.-E. à cette époque ; et comme à l’abaissement detempérature se joint la sérénité du ciel, le rayonnement terrestre sefait avec plus d’activité : de là l’explication des gelées printanièresattribuées jadis à la lune rousse.
Or, comme l’époque de ces intempéries coïncide avec celle de la lunerousse, il est tout naturel que l’on ait rapproché ces deux phéno-mènes l’un de l’autre ; mais on a été trop loin en établissant entreeux une dépendance mutuelle telle, que le refroidissement fût un effetde la lune de mai qui commence en avril.
Jusqu’à présent les gelées qui surviennent à cette époque ont étéexpliquées par un simple effet de rayonnement calorifique des végé-taux vers les espaces célestes durant des nuits sans nuages, en ajou-tant toutefois, comme condition indispensable, que la température am-biante doit se trouver à + 5 ou + 6°. Lorsque les vents du nord etdu nord-est soufflent, ils enlèvent les vapeurs et favorisent singuliè-rement la production du phénomène, c’est-à-dire l’abaissement de
(1) Voyez un mémoire de M. Fournet, lu à la Société d’agriculture' de Lyon, le11 mai 1847.