DES CLIMATS. 405
puis vers le sml, et retombe dans le grand courant équinoxial à lahauteur de la Californie.
La seconde branche se dirige vers la côte orientale, la Nouvelle-Hollande, contourne la Nouvelle-Zélande, rejoint le courant australcentral, qu’elle vient réchauffer dans la partie occidentale ; elle s’étendau delà de la terre de Van-Diémen, et vient se confondre avec unebranche du second courant polaire austral, prenant naissance dansles méridiens des Indes, et se dirigeant à l’est comme tous les cou-rants d’eau froide.
Ce deuxième courant d’eau froide, situé à l’occident du courantcentral, vient heurter la côte occidentale de la Nouvelle-Hollande; ilse dirige ensuite au nord vers les îles de Java et de Sumatra, où ilrejoint la partie du grand courant équinoxial qui n’a pas été arrêtéedans l’archipel par tous les obstacles qu’il a rencontrés dans sa mar-che. Ce courant se dirige vers l’ouest, prend sa route vers le sudentre l’Afrique et Madagascar, contourne le cap de Bonne-Espérance,où il est considéré comme courant d’eau chaude.
Ce courant vient se réunir lui-même avec le troisième courant aus-tral, qui est entraîné le long de la côte occidentale de l’Afrique. Ilsert à alimenter le courant équinoxial de l’Atlantique et forme le Gulf-Stream. Ce courant commence à se faire sentir au sud des Açores; ils’étend de chaque côté de la ligne sur une grande étendue qui variesuivant la situation apparente du soleil. On lui assigne les limites du16 e au 30 e degré de latitude ; il entre dans le golfe du Mexique, s’y ré-fléchit, débouche par le détroit de Bahama, se meut du S. 0. au N. E.à une certaine distance de la côte des États-Unis, en conservant uneportion plus ou moins considérable de la température qu’il avait entreles tropiques. Il se bifurque en deux : une des branches va adoucirle climat de l’Irlande, des Orcades, des îles Shetland et de la Nor-wége; l’autre partie s’infléchit graduellement, et finit, en revenantsur ses pas, par traverser l’Atlantique du nord au sud, et quelquefoisà une distance assez peu considérable des côtes d’Espagne et de Por-tugal. Après un long circuit, ces eaux viennent rejoindre le courantéquinoxial, d’où elles étaient sorties.
Ce grand courant équinoxial de l’Atlantique, comme nous l’avonsdéjà dit, s’étend de chaque côté de la ligne sur une grande étenduequi varie suivant la situation apparente du soleil.
C’est du 45 e au 50 e degré de latitude que le Gulf-Stream dirige unebranche vers le N. E. sur les côtes de l’Europe. Entre le 40 e et le 41 edegré de latitude, la température est de 1S°; en dehors du courant,