DES CLIMATS.
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Il résulte de là que si, à latitude égale, ou comparait la tempéra-ture moyenne d’un lieu élevé faisant partie d’un vaste plateau, etcelle d’un lieu situé au niveau de la mer, toutes choses égales d’ail-leurs, on pourrait avoir un décroissement de température avec lahauteur différent de [celui donné dans le paragraphe précédent ; cesdivergences dépendent des circonstances locales. On ne peut citer unexemple plus frappant de l’influence exercée par les plateaux élevéssur la température moyenne que celle qui se manifeste sur les pentesseptentrionales del’Hymalaya, où la limite des neiges perpétuelles setrouve relevée, par suite de la proximité du grand plateau du Thibet.(Voir Traité de météorologie, p. 121.)
Les montagnes sont donc un abri naturel.
Un abri est un obstacle établi au-dessus de l’horizon dans une cer-taine direction ; en général, il intercepte les rayons solaires en raisondirecte de son élévation et en raison inverse de son éloignement.
Placé dans la direction du vent régnant, il en détourne le coursdans les mêmes proportions de son élévation et de son éloignement,et en raison de l’angle sous lequel le vent arrive à la surface de laterre. Supposons un abri quelconque, une montagne, une maison, unmur, dirigé de l’est à l’ouest, l’une des laces regardant le midi, l’autrele nord. Dès l’instant que le soleil s’élève, cet astre éclaire et échauffeobliquement la face sud de l’abri, et ce n’est seulement que lorsque lahauteur du soleil au-dessus de l’horizon a dépassé celle de l’abri quele soleil éclaire derrière : là il y a ombre portée, laquelle est d’autantplus grande que l’abri est plus élevé, et que le soleil est plus près del’horizon ; aussi, lorsque le soleil est au zénith, c’est l’instant oùl’ombre est la plus petite. Au solstice d’été, l’ombre est à son mini-mum. Pour le même motif, les ombres vout en augmentant en allantde l’équateur aux pôles.
Les effets des abris placés au levant et au couchant s’expliquent éga-lement avec facilité : ces abris étant dirigés du nord au sud, on conçoitque les abris interceptent d’autant plus de rayons qu’ils sont plusélevés, et d’autant moins qu’ils sont plus éloignés.
Plus l’abri est au nord, plus il intercepte de rayons : car il peutarriver que la hauteur polaire n’atteigne pas celle de l’abri.
. Les abris, au levant et au couchant, peuvent porter longtemps leurombre sur la terre, quoique moins élevés, parce que dans ces direc-tions la hauteur du soleil est moindre.
L’abri agit avec le plus d’efficacité sur les masses d’air quand il estplacé perpendiculairement à la direction du vent. Si le vent vient du
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