UES SOLS BOISÉS ET NON BOISÉS. 4 99
Quelques citations suffiront pour faire connaître quel était l’état dusol lors de l’occupation romaine.
« César apprit que les Belges descendaient, pour la plupart, de ces« Allemands qui avaient autrefois passé le Rhin, et qui s’étaient fixés« dans ces quartiers-là à cause de la bontédu pays (1). »... « César(2),« informé que le dessein des Suisses était de passer par la Franche-« Comté et sur les frontières du pays d’Autun, pour aller s’établir dans« la Saintonge, pays voisin des Toulousains, qui sont de la Province« romaine, sentit d’abord le risque que courait cette province d’avoir« à sa porte, dans un pays fertile et découvert, un peuple belliqueux« et ennemi des Romains. »
« Après la bataille contre les Suisses, César (3) chargea les habitants« de la Savoie et du Dauphiné de leur fournir des vivres, et enjoignit« aux Suisses de rebâtir leurs villes et leurs bourgades; il ne voulait« pas que ce pays demeurât désert, de peur que la bonté du territoire« n’engageât les Allemands au delà du Rhin de s’en emparer, et que« par là ils ne devinssent trop voisins de notre province de la Sa-« voie. »
« Ayant laissé deux cohortes pour garder le bagage , il fit entrer le« reste de son armée par les excellentes terres des habitants du Berry,» qui possédaient un grand territoire (4). »
« César, voyant que ceuxdeThérouanne, du Brabant et de laGueldre
" étaient les seuls qui fussent en armes, marcha contre eux.
«Ceux-ci, pour lui résister, s’y prirent tout autrement que les«nations les plus puissantes qui, ayant voulu lui tenir tête, avaient«été chassées et vaincues, et leur pays étant d’ailleurs plein de« forêts et de marais, ils s’y retirèrent avec tout ce qu’ils avaient. Cé-« sar, parvenu à l’entrée de ces forêts, commença à s’y retrancher....
« Les jours suivants, César travailla à faire abattre la forêt (5). »
« César s’étant rendu sur la frontière du Hainaut (portion du dé-
«partement du Nord).craignant de poursuivre les Gaulois, à
« cause des bois et des marais qui se trouvaient sur le chemin (6)... »« Les peuples de la Gueldre étaient voisins des Liégeois, dont le« pays est défendu par de grandes forêts et de grands marais (7). »«L’armée de César (8) se trouvait dans un grand découragement«.Les mécontents disaient que ce n’était pas l’ennemi qu’ils
(1) De Bello Gallico, lib. II, § 4. — (2) Lib. I, § 10. _ (3) Lib. I, § 28. — (4) Lib.VIII, § 3. — (5) Lib. III, § 28. —(6) Lib. V, § 52. — (7) Lib. VI, § 5. — (S) Lib. I,§39.