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Des climats et de l'influence qu'exercent les sols boisés et non boisés / par M. Becquerel
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ClHAl'lIllii 111.

Les forêts de Dreux, diveline, de Cbàteauneuf, de Lorges, dOr-léans et de Montargis paraissent être des restes de la célèbre forêt desCarnutes (Alfr. Maury, p. 226), les druides célébraient leurs mys-tères.

La forêt dOrléans avait une étendue immense, autant que lon peut eujuger par le récit de François Lemaire, auteur de Y Histoire et antiquitésde la ville et duché dOrléans : a Lestenduedelaforèt dOrléans estoit« grande, le Gastinois y estoit compris; Pluviers, Jeuville, Nemours,« qui eu portent le nom, car Gastinois est appelé en latin Vastinium,« qui vient du mot vaslum, large et estendu; Nemours ou Nemore a« une forêt, que les bourgs et villes qui sont dans lestendue de la dite« forest, comme Vitry, Fay, Neufville et autres, sont surnommés aux« Loges, à cause des relais que les princes et roys y meltoicnt, et« Boisgency a pris son nom de ]3ois-Jolly. Le R. P. Morin, en son« Histoire du Gastinois, dit que J. César et les Romains se plaisoient« fort dans la dite forest, parce quelle estoit toute couverte de bois,« de pâturages; que Lupus, abbé de Ferrière, épistre 100, remarque« que, de son temps, le Gastinois estoit planté en bois, que labbaye« de Ferrière en Gastinois prit son nom des forges de fer. Rabelais,« liv. I, chap. xvi, dit que ladite forest est de longueur 3 5 lieues, et« de largeur 17 ou environ, et à présent on dit quelle na que«12 lieues.

« Elle fut mesurée soubz le roi François I er , et se trouva contenir« sept vingt mille arpents, ayant à présent 70_mille arpents ; que vers« lorient elle commence près de Gien, et sétend jusquà Monpi-« peau, etc., etc. »

La forêt de Montargis (forêt de Paucourt) contenait jadis 9,733 ar-pents et avait 7 lieues de tour. (Dom Morin, Histoire générale deGastinois, p. 82.)

Les forêts du Blaisois, qui se rattacbaient aux précédentes, se com-posaient, dit Dernier ( Hist. de Blois, part. I, p- 415 ), de trois bellesforêts : la forêt de Blois, la forêt de Russy et la forêt de Boulogne. Lapremière, qui contenait 8,ooo arpents du temps de Charles, ducdOrléans, père de Louis XII, nen avait plus que 5,316 à lépoque écrivait Dernier. (Alf. Maury, p. 229.)

La Sologne, dont la superficie est denviron 450,ooo hectares, dansdes temps plus ou moins reculés, était couverte de forêts peupléesdessences semblables à celles qui se trouvent dans nos bois du centrede la France. Ces forêts se rattachaient à celles du Blaisois, comme ilest facile de sen convaincre en jetant les yeux sur une carte forestière