CHAFIÏRE VII.
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décimèlres au-dessus des parties les plus basses et qu’ils sont entourésde fossés d’écoulement destinés à recevoir les eaux et à entretenir del’humidité dans le sol, la végétation se développe avec plus ou moinsde force, suivant le climat et la nature du sous-sol.
Nous ne quitterons pas les terres salées sans parler d’un travailintéressant de M. Isidore Pierre, professeur de chimie à la Facultédes sciences de Caen (t), publié il y a peu de temps. M. Pierre acherché si, dans sa localité, le sel ordinaire n’existait pas naturelle-ment dans la terre en quantité appréciable, et si la nature n’avait pasun moyen de conserver et de perpétuer indéfiniment cette quantitépour les besoins de l’agriculture.
Il a commencé par rechercher la quantité de sel qui se trouvaitdans la terre depuis la superficie jusqu’à une profondeur de 40 centi-mètres, et depuis 20 centimètres jusqu’à celle de 40. Il résulte de sesexpériences que, dans une terre en sainfoin depuis deux ans, quin’avait reçu ni engrais, ni labour depuis cette époque, il existait jus-qu’à une profondeur de 40 centimètres plus de 1,600 kilogrammes dechlorures par hectare, et que les 7/8 de ces chlorures se trouvaient dansles 20 derniers centimètres.
Il a reconnu en outre, en analysant les eaux pluviales, que les eauxpluviales restituent au sol une partie notable des substances minéralessolubles que les récoltes lui enlèvent ; qu’à Caen on peut évaluer ap-proximativement cette restitution annuelle, par hectare de terre, àprès de 60 kilogrammes de chlorure, dont les 3/4 à l’état de sel marin.
Il est à remarquer toutefois que, Caen n’étant qu’à 1 2 kilomètres dela mer, cette quantité de sel a pu être enlevée par les vents d’ouestqui la rasent, et déversent en pluie la vapeur d’eau qu’ils trans-portent.
4° Les sommités des hautes montagnes et les contrées polaires cou-vertes de neige ou de glace sont des déserts glacés qui ne peuvent êtrepris en considération qu’à raison de leur influence sur les plateaux oucontrées voisines pour abaisser leur température.
§ H-
Des steppes, des llanos, des savanes et des pampas.
Les steppes, proprement dits, suivant les expressions de Volney,sont des plaines herbagères, couvertes de petites plantes salines ou degrandes plantes de la famille des composées et des légumineuses qui
(!) Annales agronomiques, t. I.