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Des climats et de l'influence qu'exercent les sols boisés et non boisés / par M. Becquerel
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I)K LA SOLOfiNB.

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miasmes délétères, causes premières des fièvres intermittentes ou pa-ludiennes auxquelles les habitants sont en proie dans les mois d’aoûtet de septembre.

Dans les parties élevées, il existe également des marécages et untrès-grand nombre d’étangs qui les rendent malsaines.

Le sol de la Sologne est presque partout recouvert d’une couche dediluvium, souvent très-mince, que l’on reconnaît au mélange de galetsde diverses natures, et au-dessous de laquelle se trouve un sous-solargileux qui retient les eaux et les force de s’écouler à la surface. Dansles vallées, l’épaisseur de la couche végétale varie de o m ,3 à 0 m ,6; surles plateaux, elle est beaucoup moindre. Parmi les galets, on distinguedes fragments de basalte, qui indiquent, pour ainsi dire, la date du dilu-vium, lequel est formé, en partie, aux dépens du terrain particulierà la Sologne soumis à l’action des eaux.

Le terrain de la Sologne, dont M. Dufresnoy a fait une étude spé-ciale et qui en a donné une bonne description, est composé de sablesiliceux, d’argile sableuse, d’argile compacte, de calcaire d’eau douceà texture compacte et de marne d’eau douce. Il appartient à l’étagemoyen du terrain tertiaire.

M. Bertera, auquel on doit une carte géologique de la Sologne,admet plusieurs divisions dans le terrain qui la constitue, divisions enrapport avec l’ordre de superposition des roches et des couches, et quise succèdent dans l’ordre suivant en s’élevant dans les formations :

1° Calcaire d’eau douce;

2° Argiles légères, renfermant du silex, de la craie en fragmentsanguleux et en cailloux roulés ;

3° Sables et argiles compactes, qui constituent le terrain propre-ment dit de la Sologne;

4° Fahluns formant quelques dépôts superficiels à l'ouest de laSologne, notamment aux environs de Contres et de Thenav.

Le calcaire d’eau douce forme une ceinture mince le long de lavallée de la Loire, du nord à l’ouest, depuis Vienne-en-Val, à quelqueslieues au-dessus d’Orléans jusqu’au-dessous de Blois. On le rencontreencore à la limite sud,notamment à Châtillon et à Selles; dans la valléedu Cher, on le voit surgir de dessous le terrain propre à la Sologne.

Les argiles légères avec silex de la craie sont plus perméables àl’eau que les argiles compactes ; aussi les étangs sont-ils plus raresdans les contrées où elles se trouvent, et celles-ci moins insalubresque les autres; la culture y est plus facile et plus avantageuse. La par-tie orientale de la Sologne est constituée avec cette espèce d’argile que