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Des climats et de l'influence qu'exercent les sols boisés et non boisés / par M. Becquerel
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CHAPITRE VIII.

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i° ]a Sologne, 2° la Brenne, 3° la Bresse et la Bombes, 4° la Ca-margue , 5 11 les landes de Gascogne. Nous y joindrons la Campinebelge, que l’on améliore aujourd’hui, et afin de la mettre en parallèleavec la Sologne.

§ I.

De la Sologne.

La Sologne est cette vaste portion des départements du Loiret, duCher et de Loir-et-Cher, d’une étendue d’environ 450,000 hectares,qui s’étend, au nord, jusqu’au val de la Loire, au sud, à partir deVierzon jusqu’au Cher, à l’est jusqu’au pied des montagnes du San-cerrois, et comprenant les cantons de Gien, Argent, Aubigny, la Cha-pelle d’Angillcn et Vierzon, et se terminant, à l’ouest, à la limite dudépartement de Loir-et-Cher.

Bans cette circonscription, les vais de la Loire et du Cher sont sé-parés par un faîte principal constituant la plus grande partie de laSologne, et qui s’incline naturellement de l’esta l’ouest, suivant ladirection de ses grands cours d’eau. Ce faite, qui s’abaisse égalementau nord, vers la Loire, est traversé par plusieurs petites vallées àpentes rapides, dirigées du sud au nord, et dans lesquelles coulent lesrivières de Notreheure, de la Tielle, de la Bédable, etc., etc. A peu dedistance de Sully, le sol s’inclinant vers l’ouest, les rivières suiventnaturellement cette direction et coulent dans les vallées longitudi-nales, dont les principales sont celles du Beuvron et du Cosson.

A la hauteur d’Argent, le terrain s’incline vers le val du Cher etcommence le bassin de la Grande-Sauldre et de ses affluents, qui sontd’autant plus nombreux que l’on s’avance davantage vers l’est, etdont les principaux sont l’Oisenotte, la Nère, la Petite-Sauldre, leNaon et la Rère. La rive droite de la Sauldre est en pente rapidejusqu’à sa rencontre avec le chemin de fer du Centre ; un peu au delà,elle s’abaisse et reçoit plusieurs ruisseaux provenant des étangs, jusqu’àson embouchure dans le Cher près de Selles-sur-Cher.

Les trois principales rivières de la Sologne sont donc le Cosson, leBeuvron et la Sauldre. Nous mentionnerons encore, comme coursd’eau de quelque importance, le Barangeon, qui se jette dans le Cherà peu de distance de Vierzon.

Les vallées sont larges et marécageuses, les pentes peu élevées,l’ccoulement des eaux, par conséquent, très-faible ; le lit des rivièreset des ruisseaux se transforme en marais qui se dessèchent pendantles chaleurs de l’été, et répandent alors, dans les contrées voisines, des