322
CHAPITRE X.
« Les habitants, de leur chef, ont abattu et défriché près de 1600 ar-« pents. »
L’administration centrale :
« Les habitants d’Autborne et de Sarembéry en masse ont défri-« ché plus de 150 arpents de forêts, et tout brûlé sur place... On en a« vendu les cendres. »
Vosges.
« Les montagnes sont épuisées et dégradées ; on en attribue les cau-« ses aux défrichements et au partage des bois communaux; mainte-« nant, par l’effet du degarnissement, des coups de vent y déracinent« de toutes parts les plus beaux arbres qui y sont restés. »
Haut-Rhin.
1798. Le professeur d’histoire naturelle :
« Les forêts abattues, tant dans les plaines que sur les montagnes,« ont changé le climat, ont ouvert des passages aux vents, qui font périr« les tleurs des arbres et des vignes, changent les pluies en ondées, les« montagnes en rochers stériles, les plaines en champs brûlauls, et« l’influence qu’elles ont sur la santé de l’homme n’est peut-être pas« moins grande. »
Nord.
Les administrateurs :
« L’abatis des bois est à son comble, et on les défriche ; il n’est« pas de bois national qui ne devienne la proie des spéculateurs ;« le payement en est à peine effectué, qu’ils sont couverts d’ouvriers« qui les rasent. «
Côte-d’Or.
« Il y a une manie continuelle de dessarter et de défricher.
« Il n’y a plus de futaie, et on va manquer de merrains pour en-« vaisseler les vins de Bourgogne et de Champagne. Bientôt il ne sera« plus possible de livrer les sels aux Suisses dans des tonneaux. »
Manche.
« Dans les forêts de Sainte-Sévère, à Vire, ou y met à garde-faite« les bestiaux. On y arrache ses souches, et on en enlève même jus-« qu’à sa terre végétale. »