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« Les ressources que les forêts offraient à la marine ont scnsible-« ment diminué.
« Les montagnes se dépouillent, et leurs cimes dépourvues de bois« n’absorbent plus les eaux, celles-ci glissent sur une surface nue« qu’elles sillonnent... se réunissent en grande masse... et causent les« plus grands ravages.
« On est d’ailleurs généralement convenu de l’influence des forcis
» sur l’atmosphère. l’agriculture, le commerce, les manufactures
« et la salubrité se réunissent pour prescrire de les repeupler promp-« tement. »
Aude.
1804. M. de Barante père, préfet :
« Les côtes de ce département sont plus exposées aux atterrisse-
« ments.Les ports de Maguelonne et d’Aigues-Mortes et le vieux
« port de Cette n’ont plus d’existence que dans l’histoire. »
Le Rhône forme d'immenses atterrissements par la terre qu’il ap-porte.
Il y a 340,000 arpents en bruyères, garrigues, terres vaines et va-gues. Les montagnes n’offrent ni pâturages, ni bois, ni productionsd’aucune espèce.
A trois lieues de Carcassonne, les eaux couvrent des marais de4,ooo arpents.
Dans le pays de Sault, des défrichements indiscrets ont diminué lenombre des troupeaux, sans que la production des grains y ait sensi-blement gagné ; les bois ont presque entièrement disparu.
Le département, à ses deux extrémités, a conservé d’assez bellesmasses de forêts... ; mais, dans les plaines et les bassins, l’œil ne peutse reposer sur aucun bouquet de verdure; point de remises, pointd’arbres épars.
Un désir immodéré de recueillir a multiplié les défrichements de-puis 1770.L’avidité de jouir a dévoré en peu d’années la ressource
de l’avenir; les montagnes, ouvertes par la charrue, n’ont montré bien-tôt qu’un roc nu et stérile; chaque sillon est devenu un ravin; laterre végétale, entraînée par les orages, a été portée dans les rivières,et de là dans les parties inférieures, où elle sert chaque jour à l’atter-rissement des parties les plus basses et les plus marécageuses.
« L’arrondissement de Narbonne, et une partie de celui de Carcas-« sonne étaient autrefois couverts d’oliviers... le froid excessif de 1788« et l’hiver de l’an îv les ont presque tous détruits ; il n’en reste que