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Des climats et de l'influence qu'exercent les sols boisés et non boisés / par M. Becquerel
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EFFETS DU DÉBOISEMENT. 52'j

« dans le voisinage de la mer; ainsi le département de l’Aude a perdu« depuis quelques années cette porlion de ses ressources, et il tire d’ail-« leurs presque toute l’huile qu’il consomme.

« Partout le cultivateur paraît découragé... il craint d’essayer de« nouvelles plantations, qui pourraient être détruites avant môme d’a-« voir porté des fruits... la vigne a remplacé l’olivier...

« Le bois est très-cher et très-rare... les départements voisins sont« encore moins bien approvisionnés.

« Dès le temps de M. de Bàville, en 1700, on se plaignait de la dé-« gradation des forêts.

« Dans les Corbières (montagnes), presque tout est détruit : aussi le« bois de chauffage est-il proportionnellement bien plus cher que le« bois de construction.

« Les forêts de l’Aude fournissent, chaque année, aux forges« 160,000 quintaux de charbon; il faudrait introduire le charbon de« terre pour retarder ou prévenir le dépérissement des forêts. »

Vendée.

1804. « Dans les parties élevées, il ne croît que de l’ajonc et de la« bruyère; les landes incultes sont immenses.

« Dans le Bocage, la chaleur est tempérée par l’ombre des arbres;« le climat des marais dévore les habitants.

« La plus grande partie des sources proviennent des forêts. »

L’ingénieur en chef, M. la Bretonnière, a fait aussi une statistiquede ce département, qui porte ce qui suit :

« L’avidité fait faire sur les bois des spéculations réellement ef-« frayantes, et si une loi sage n’en arrête le cours, la marine est me-« nacée de perdre ses ressources. »

Ille-et-Vilaine.

1804. M. Borie, préfet :

» La forêt de Paimpont est la plus étendue... Les pillages des usa-« gers l’ont laissée dans un état de dégradation qui ne suffît plus aux« forges; les acquéreurs se sont empressés de détruire beaucoup de« futaies et d’avenues dépendantes des anciennes propriétés des émi-» grés.

Les landes de ce département sont de vastes plaines incubes et“ sauvages, couvertes de bruyères... elles furent jadis des forêts. On“ on enlève la terre végétale, et on laisse à nu le roc ou une couche