EFFETS Dl' DÉBOISEMENT. 555
« polleut avoir vu de belles forêts ; il est doue instant de recourir à une« entière réorganisation de l’administration forestière. »
Sarthe.
M. Auvray, préfet:
« Les forêts et les bois, tant nationaux que particuliers, ont souffert
« des déprédations considérables.Il faut être sur les lieux pour
« s’en faire une juste idée.Plus on est révolté, moins on conçoit
« qu’il se soit commis de tels délits, sous les yeux de tant d’autorités« surveillantes. «
Vosges.
1804 . M. Desgoutes, préfet :
•< Le sol, en général, est ingrat et rocailleux.On a beaucoup
« trop défriché; on a coupé presque partout les arbres épars dans les« champs ; on a même défriché du hois.
« Les inondations sont plus fréquentes que jamais; la Meuse dé-« borde souvent.
« Les renseignements fournis par l’administration forestière sur les
« forêts les présentent, en général.comme marchant rapidement
« à leur ruine.De promptes mesures appellent toute l’attention
« du gouvernement.
« Les forêts forment la richesse de ce département; les droits d’u-« sage sont trop multipliés, et excèdent partout les forces des forêts.
« Dans l’arrondissement d’Épinal, la majeure partie des sapinières« est à peu près épuisée.
« Abroutissement, anticipation dans les délivrances, coupes dénuées« de futaies, la terre qu’on allume pour faire des cendres, tels sont les« fléaux.
« Les forêts de Saint-Dié sont dans le même état; celles de Luuc-« ville avaient élé livrées à l’avidité de leurs usufruitiers.
« Les brûlées attaquent les futaies, rendent le sol stérile pour uu« siècle, et ont causé les clairières qui existent. «
Allier.
1804 . M. Huguet, préfet :
« Les bois de haute futaie étaient superbes il y a quarante ans.
» Un ordre invariable et sévère est nécessaire pour remédier au pil-
» lage.et pour sauver, au moins à la postérité, l’inquiétude
« d’une disette générale et peut-être prochaine du bois de chauffage" et du bois de construction. »