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CHAPITRE X.
Cher.
1804 . M. Lucay, préfet :
« Les bois d’usagers sont broutés et coupés dans toutes les sai-« sons;..... ils n’offrent plus que l’aspect misérable de bruyères et« de pâtis. »
Gard.
M. Dubois, préfet :
« Je n’ai jamais conçu qu’un pays, aussi chaud et aussi insalubre« dans quelques localités, fût autant dépourvu d’arbres.
« Le territoire de Nîmes est dans ce cas. On n’imagine pas comment« une ville qui a pris son nom des bois qui l’entouraient, n’offre plus,« dans son voisinage, que des garrigues stériles, dont l’aspect afflige le« bon citoyen.
« Les bois et les forêts d’ailleurs.ne présentent pas un specta-
« cle plus consolant : on y voit l’image de la destruction la plus ei-
« frayante;.mille causes : ... des défrichements mal entendus,
« des troupeaux dévastateurs, l’impunité,.la faiblesse ou mau-
« vaise foi des administrateurs, etc. »
Aveyron.
Description par M. Monteil :
« La plupart des bois ont été rasés; le peu qui reste cédera bientôt« à la hache des pillards, à la dent meurtrière des bestiaux et à l’avi-« dité des nouveaux acquéreurs. »
Meuse.
Annuaire, an xn :
« Le partage des communaux.diminue les engrais, les récoltes,
« et augmente le prix de la viande.
'• Par la même cause, les forêts sont exposées aux abroutissements« des bestiaux. »
Yonne.
M. de la Bergerie, préfet :
« Ce département est peut-être celui qui offre les plus tristes effets« de la destruction des bois, et contre lequel viennent s’évanouir les« fatales assurances données, que l’intérêt privé suffit pour la conscr-« vation des bois; le centre, très-monlueux ou mamelonné, est eutic-