CHAI’lTfiE XI.
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tammentà Rouen, Vemou, Dieppe, Lisieux, Mont Saint-Michel, Cou-tances (1) ; à Dieppe, en 1200 ; dans le diocèse de Beauvais, en 1228 et1239; à Gaillon, en 1262; à Conciles, près d’Évreux, en 1270.
Bï. Fuster dit encore que les vignes s’étaient retirées depuis long-temps, en grande partie, des provinces septentrionales. Il y en avaitcependant encore, en 1575, à Louvain, Liège etNamur. On récoltaitdu mauvais vin en Bretagne vers 1665. Il y avait des vignoblesconsidérables en remontant la Seine, l’Eure et l’Epte, dans les envi-rons d’Évreux, jusqu’à 1708 (2). Sauf ces exceptions, suivant BL Fus-ter, les vignes productives disparurent sans retour, du onzième audouzième siècle, de la Flandre, de l’Artois, de la Normandie, de laBretagne et de la Picardie, et cela par suite d’une altération dansle climat, altération qui ne gagna le sol que de proche en proche,et beaucoup plus tard.
Bl. Fuster rapporte aussi que l’on considérait, comme le meil-leur des vins, celui récolté dans des vignes plantées à Coucy, près deLaon, par François I er , avec des cépages venus de l’Ile de Chypre;que le Romain Baccio préférait le vin des environs de Paris aux vinsde Bordeaux, de Provence et de Champagne, et qu’enfin au milieu dudix-septième siècle, on vantait encore la force des vins de Bleudon,de Rueil, d’Argenteuil, de Marly et de Blontmartre, quoique depuisun siècle on prétendait que les vignobles des environs de Paris avaientperdu leur ancienne réputation.
Pour démontrer l’amélioration progressive du climat, Bl. Fusterinvoque trois ordres de faits :
1 ° L’extension de la vigne au nord ;
2 ° La qualité des vins récoltés;
3° L’existence de plusieurs végétaux, tels que l’oranger, dans lesparties de la France méridionale, où on ne les trouve plus.
On a vu précédemment que, du neuvième siècle au treizième,des chartes font mention de vignes cultivées dans la Normandie, laBretagne et la Picardie, et même l’Angleterre, et de l’époque des ven-danges. Ces mêmes chartes font en outre l’éloge des vins de Nantes,d’Argence près de Caen, de Paris, de Vernon et de Laon.
Ces faits, pour être appréciés à leur juste valeur, ne sauraient êtreséparés de considérations que Bl. Fuster a omises, et dont nous avonsdéjà parlé d’une manière générale. Ces considérations sont relatives :
(I) Fuster, pag. 112 el suivantes. — (2) Corneille, Dict. géog, et hist.; 300 1.in-fol.; Paris, 1708; voir Normandie.