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Des climats et de l'influence qu'exercent les sols boisés et non boisés / par M. Becquerel
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CONSTANCE ET VARIABILITÉ DES CLIMATS. 355

1 ° au défaut de communication du lieu que l’on considère, avec lespays vignobles ; 2 ° à la division plus ou moins grande de la propriété ;si elle était plus divisée, les seigneurs ou chefs de communauté se li-vraient à la culture de la vigne, alors même que le résultat de la ven-dange était douteux; 3 ° au goût des habitants pour telle espèce devin ; ainsi on récolte aujourd’hui du vin dans des localités telles queParis, Dresde, Berlin, etc., parce qu’on en trouve le débit, bien qu’onne le considère pas comme potable.

Relativement à la qualité des vins des anciens clos cités par M. Fus-ter, M. Martins, dans Y Annuaire météorologique de France, pour1850 , apprécie à leur juste valeur ce genre d’argument.

On a mis en avant, dit-il, comme un argument incontestable, laqualité du vin, qui est indiquée dans un tableau intitulé : la Batailledes vins, de Henri d’Andely, conteur du treizième siècle.

On y voit qu’au treizième siècle, les vins d’Étampes, de Beauvais,de Châlons, du Mans, de Tours, d’Argence et de Rennes étaient répu-tés mauvais, par comparaison avec ceux du centre et du midi de laFrance 5 il en est encore ainsi aujourd’hui; on a parlé également dugoût de Henri IV pour le vin de Suresnes, près de Paris ; mais l’abbé* Caron, en 1810, « dans un rapport fait à la Société d’histoire natu-

« relie de Seine-et-Oise, a fait voir qu’il y avait confusion de mots.

<' En effet, il existe près de Vendôme, dans l’ancien patrimoine de« Henri IV, une espèce de raisin appelé dans le pays Surène, et qui« produit encore un vin blanc très-agréable. Henri IV faisait venir de« ce vin pour son usage. Il existe encore, dans les environs de Ven-« dôme, un clos de vigne appelé Çloserie de Henri IV. Louis XIII ne« partageant pas le goût de son père, ce vin a cessé d’être de mode à« Paris. » Des faits qui précèdent, M. Martins en tire une conséquenceopposée à celle de M. Fuster, à savoir, que le climat n’a pas changé.

La rétrogradation de l’olivier, comme le pense M. de Gasparin (l),est due à des causes absolument semblables à celles qui ont fait rétrogra-der la vigne dans le nord; partout où l’on a voulu conserver cet arbre,il estparvenu àlalimitequilui était assignéedansles plus anciens écrits.4 Ainsi Olivier de Serres dit qu’il s’étend jusqu’à Valence, et aujour-

d’hui encore, on le voit àBeauchàtel, sur la rive droite du Rhône,à 16 kilom. au-dessus de cette ville. Sa retraite n’aurait donc pasété bien considérable ; mais si les saisons l’ont trouvé inébranlablesur le terrain qu’il avait une fois occupé; si les conditions météoro-

(I) Comptes rendus de l'Académie des sciences, t. XVIU, p. 1097.

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