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Seconde partie.
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CIIAP1TKE II. 61

1551. Celui de Granson au Ratlisehryber, après 5 ans de service,depuis 1660.

Il y avait en Suisse des bailliages communs , occupés alterna-tivement par deux ou plusieurs Cantons. C’était alors à qui ton-drait le mieux et le plus vile ses administrés. Voici comment enparle le savant continuateur de Muller : « Des Gouverneurs avides» et orgueilleux allaient d’année en année avec un cortège immo-» ral et grossier, prendre possession d’un régne temporaire. Les» bailliages avaient la charge d’entretenir leur luxe, et il était» devenu difficile aux Cantons de s’entendre sur la possession à» l’amiable d’un bien qui avait cessé d’être improductif. L’har-» monie devint plus difficile encore à conserver , quand dans les» pays sujets, comme ailleurs, les deux systèmes religieux se» trouvaient en présence. Il en naquit des conflits dans lesquels» il faut chercher la cause immédiate des guerres de religion. »

Nos baillis furent d’abord assez mal accueillis dans leurs rési-dences. Le Greffier du Grand-Farvagny ayant reçu l’ordre de setransporter à la justice de Massonnens (1541), répondit insolem-ment que sa culotte avait besoin d'être rapiécée. En 1556on ordonna aux baillis de raccourcir les longues formules deleurs actes.

Diverses mesures de police très-louables furent prises à cetteépoque.

On établit un patifoux soit valet de ville, un nettoyeur des fon-taines, deux inspecteurs des tuileries et quatre inspecteurs desbàlimens. Ou défendit aux Cordeliers, sous une amende de 15 liv.,Je planter sur leur cimetière des arbres qui pussent intercepter laVue des maisons de la rue de Moral. Ce cimetière occupait alorsla place qui sert aujourd’hui de marché au poisson. On fit des en-quêtes pour constater la consommation du sel.

Les sautiers fonctionnaient en cuirasse les jours de foire. Maisdès la lin du 15 e siècle on ne trouve plus pour la police des foires