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Seconde partie.
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CHAPITRE II.

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qu’il avait élevées et d’en vendre la viande si les bouchers la re-fusaient. En 1492 quatorze de ces industriels furent destitués pourn’avoir pas voulu se soumettre à la taxe de la viande.

Il était permis aux boucliers de tenir leurs bancs ouverts le di-manche. Vers le milieu du 10 e siècle, ces bans rapportaient aufisc plus de 4-0 liv. (près de 300 fr.). Plus tard le détail de laviande ne fut plus permis qu’à la boucherie.

Des règlemens analogues furent faits pour les boulangers. Ilsavaient seuls le droit de vendre le pain en ville. Les aubergisteset autres ‘marchands de pain ne pouvaient en pétrir ni en vendre,à moins d’avoir acheté un banc à la balle. On suspendit ce rè-glement en 1529, à cause de la disette. Chacun fut alors autoriséà vendre du pain au marché, et il fut défendu aux meuniers deséparer la fleur de la farine L En 1547 les boulangers s’étant re-fusés à l’exécution des ordonnances, les Bannerets firent la tour-née de la ville, punissant tout récalcitrant de trois livres d’a-mende.

. On défendit, sous l’amende de 10 sous, de vendre du poissonavant le signal de la cloche. 11 fallait l’exposer dans de grandescuves, pour qu’on put bien l’examiner (1500). Et pour ne pasnuire à la multiplication, la pèche fut prohibée pendant le frai*La vente du poisson ne pouvait pas se prolonger au-delà de troisheures. Ce terme écoulé, les inspecteurs du poisson ou les sau-ciers emportaient tout le poisson non vendu à l’hôpital ou à laléproserie. Tous les poissons morts devaient être disposés dans unlieu spécial.

On défendit de pécher dans les étangs de la ville et de faire lachasse aux animaux non nuisibles. Au reste nos bois pullulaientde bêtes fauves. En 150(5 on tua 13 loups, en 1514, 21 loups et1 ours, en 1518 quelques loups et 2 sangliers. On ordonnait

1 U lut egalement défendu d’acheter des comestibles hors do la ville. Les reven-deuses ne pouvaient faire leurs emplettes <|u’à 10 heures du malin.