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SECONDE PARTIE.
des torches plantées au bout d’une perche. Une quantité de chiens,souvent fort utiles, suivaient l’année. Les milices marchaient surtrois hommes de front. « Nous sommes arrivés ici en hou ordre,écrivait Martin Techtermann, ayant eu soin de ne former que53 rangs de 3 hommes de front. 1 » Le signal du départ d’unetroupe se donnait au son d’une cloche. Il était alors défendude sonner les cloches pour d’autres sujets 2 . Au retour dansleurs foyers, les jeunes gens, en costume militaire, venaientà la rencontre des troupes, et on fesait grâce aux coupables quise trouvaient parmi elles. Dans le service étranger on laissait auxsimples soldats l’élection des chefs de pelotons. Ceux-ci étaientcomposés de 20 à 30 hommes. Le banneret ou porte-bannièreoccupait le premier rang, après lui le capitaine. Venaient en-suite le lieutenant, puis les délégués des conseils et des bourgeois,qui formaient avec les premiers le conseil de guerre permanent.
Les troupes au service de France étaient divisées en régimens,et les régimens en compagnies égales en force. Les colonelsétaient élus par la diète. Les capitaines commandaient leurs com-pagnies, avec un pouvoir presque absolu. Les drapeaux étaientaux couleurs du Canton. Pour tout uniforme, les soldats por-taient la grande croix blanche, cousue sur le dos et sur la manchede leurs pourpoints. Les régimens rendaient leur justice en pleinair, en présence de tout le corps formé en carré, quelque tempsqu’il fit. Ofliciers et sous-officiers étaient égaux, dès qu’ils revê-taient l’office déjugés. Après le jugement, les capitaines se réunis-saient dans une tente voisine, pour revoir la sentence. Ils pou-vaient l’adoucir, non l’aggraver. Ils rentraient, tout le corps étantassemblé. Sur la table était déposée une baguette en croix avecune épée. Si l’accusé avait été condamné à mort, le grand juge
1 Lettre «lu 18 Juin I4ttt). — 2 En 1505 on engagea deux titres et «leux trom-pettes de Zurich , non-scidcincut pour le service «le la troupe, mais pour celui «luclocher de S. Nicolas, où ils devaient annoncer par leur jeu cha«|uc heure de lanuit. A. C.