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Seconde partie.
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CHAPITRE II.

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s’avançait, élevait la baguette et la rompait en disant : ainsi sesépare ton âme d’avec ton corps L

Le matériel de la guerre était sous les ordres immédiats dumaître des munitions. En 1028 on réunit à cet emploi celui deVendier (Grosszollner). En 1491 le maître arquebusier Wanncrou Wannenmacher recevait annuellement 40 liv. et un habit, et5 sous par jour, quand il travaillait pour Messeigneurs. Il étaitaffranchi de toute autre charge.

Nous employâmes pendant trois mois deux artilleurs français,dont l’un s’appelait Richard Magnin. Ils furent logés chez EurkiIvauprecht, et on leur donnait livres par mois (environ 50francs d’aujourd’hui). En 1503 on comptait, dans l’arsenal de Fri-bourg, 184 pièces d’artillerie. En 1500 on rétablit les sociétésmilitaires, tant en ville que dans les campagnes. Chaque sociétédevait fournir 8 hommes sur 20 sociétaires pour une levée demille hommes et 4, si elle n’excédait pas 000 hommes. Lesvieillards ou autres malades étaient tenus de se faire remplacer.Pour être reçu membre d’une société, il fallait être muni d’uncertificat de maîtrise.

Quand notre bannière se mettait en campagne, ceux de Gruyèreset nos autres combourgeois devaient marcher à l’aile droite, avantnos gens.

Parmi les nombreuses fêtes nationales, celle qu’on nommaitJeu des rois était depuis longtemps en vogue et intéressait le plusvilement toute la population fribourgeoise. Elle attirait chaqueannée en ville non-seulement les habilans de la campagne, maisencore beaucoup de ressorlissans des Cantons limitrophes. Ellese célébrait aussi à Romont, Bulle, Eslavayé 3 et même dans deslocalités peu considérables, telles que Ilauteville, Bourguillon etc. 3Dans la capitale elle se distinguait par ses pompes éclatantes, son

1 ^ullimin. — 3 Où elle couunen<;a on 15511. — 3 En 1407 on donna A0 sousa ceux de Chevrillcs, à l'occasion de celle solennité.