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SECONDE PARTIE.
les ambassadeurs de Maximilien parcouraient la Suisse, de Cantonen Canton, mendiant du secours de ceux-là môme que naguères ilvoulaitcxterminer. Fribourg prilaussi part à cette expédition et y en-voya un corps de troupes, sous les ordres de Jean Stouder. JeanLauper portail la bannière.
Les Ilernois s’étaient enfin décidés à renoncer à toute pensionétrangère. Nous insistâmes auprès d’eux pour l'odieuse conserva-tion de ces marchés et il paraît qu’ils se laissèrent faire unedouce violence. L’Evêque de Lausanne daigna personnellementles absoudre du serment qu’ils avaient prêté à l’ordonnance fédé-rale à ce sujet 2 . Notre Avoyer recevait 100 liv., les Conseillerschacun 50, les Soixante 20 ou 30 liv. Le reste était versé dansla caisse de l’Etat et fesait environ le tiers de son revenu.
Fribourg ne prit aucune part à la journée de Zoug en 1504,parce que nous ne voulions fournir des auxiliaires ni au Duc deWurtemberg, ni à d’autres.
En renonçant à la souveraineté de Fribourg, le Duc de Savoievoulut du moins en conserver le titre et continuait, dans scs re-lations diplomatiques, à s’intituler Seigneur de Fribourg , commeses descendans s’intitulent encore aujourd’hui Rois de Jérusalem.Une première invitation qu’on lui fit de renoncer à cette ostenta-tion ridicule et inconvenante, étant demeurée sans résultat, onen écrivit pour la dernière fois et très-sérieusement au bailli deVaud. Mais S. A. fut longtemps à s’exécuter 3 .
Cette année (1505) un grand incendie consuma, dans son en-tier, lu Schmiedgasse qui était alors de la paroisse de Cuin etdont toutes les maisons étaient en bois. Le riche teinturier Tecli-termann fut celui qui éprouva la plus grande perte. Il se manifesta àcette occasion les sympathies les plus généreuses : le couvent dePayerne expédia aussitôt à Fribourg 12 chevaux chargés de blé,
I Tillicr. — •> Ibid. ItlouU. — a A. 0.