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Seconde partie.
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SECONDE PAHTIE.

Fribourg écrivit à celui-ci pour l’engager à accorder une modiquepension viagère à la Princesse, à qui on lit en même temps savoirque Fribourg et Berne lui offraient leur assistance. On écrivitaussi au Iloi de France pour que S. M. lui continuât la pensionde 5000 liv. que ses prédécesseurs lui avaient allouée. On sommaen termes plus péremptoires le Duc de Savoie de livrer à nos dé-putés la somme qu’il avait promis de payer à celte Princesse, saparente, en vertu d’un traité garanti par nous.

Les Français, maîtres de Gènes, y avaient favorisé de toutesles manières la noblesse, aux dépens du peuple. Celui-ci ayantfait valoir ses droits, le roi de France résolut de le châtier cl de-manda à cet effet que les Suisses lui fournissent le contingent sti-pulé par les traités. Celle demande fut favorablement accueilliepar la diète de Lucerne, sous l’influence prépondérante des Can-tons aristocratiques. L’affluence des volontaires qui demandèrentà prendre part à celte ignoble entreprise fut si grande, que quel-qu’un , saisi d’indignation, s’écria : Chair fédérale coûte moinsque chair de veau L Le Chevalier d’Englisberg se mit à la tètede 300 Fribourgcois qui passèrent le St.-Bernard, vers la mi-mars(1507), avec les troupes de Berne, de Soleurc et de Biennc. PierreAdam était lieutenant. A leur retour, Jean Saguntz Tut décapité,sur une plainte du capitaine. Par contre quelques soldats atta-quèrent juridiquement celui-ci pour leur salaire. On fut obligéd’envoyer Pierre Taverney à Novarre pour vérifier les rôles. Ilfut constaté que 110 bommes avaient été passés en revue et ren-voyés. Diétrich d’Englisberg gagna son procès. A l’occasion decette campagne honteuse, quelques officiers suisses furent arméschevaliers par le roi de France.

Malgré notre admission solennelle dans la Confédération , nosalliés dédaignaient encore d’envoyer leurs députés à Fribourgpour y jurer l’alliance fédérale. Notre Gouvernement ne se crut

‘ Tillicr.