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pas non plus obligé de faire accomplir celle cérémonie chezeux L
Le samedi 1 er mai (1507) parut devant Messeigncurs une dépu-lalion du roi des Romains, proposant à la Suisse un traité d’al-liance pour 40 à 60 ans avec S. M., en qualité de Duc d’Autricheet Comte de Bourgogne. La Suisse mettrait 6000 hommes à sasolde et retirerait du service de France ses troupes de Gênes. Deson côté, le Iloi paierait à la Suisse une pension annuelle de15,000 flor. du Rhin, payables moitié sur les salines de Hall etde l'innthal, moitié sur le Comté de Bourgogne. Celle affaire futprise ad examinandum jusqu’à la réunion de la dicte de Schaf-fhouse. Il paraît que les esprits flottèrent longtemps indécis entrel’appàt de la pension et la honte d’un pareil engagement. Personnene voulait prendre l'initiative. Fribourg ne laissa pas que de tenirses troupes prêtes à marcher vers Rome. Elles furent placées, aunombre de 300, sous les ordres de ce même Arsent que nousverrons bientôt payer de sa tête son attachement à la France. Onlui donna pour lieutenant Rodolphe Praroman, pour Conseillers"Wilhelm Felga et Hans Amman. Hans von Sclnvendi était Ban-neret, Ully Schneuwly porte-enseigne, et Kolh aumônier. Onavait fait convoquer à celte occasion les jurés des paroisses par lesBannerets et les sauliers 3 . La solde de chaque fantassin était fixéeà 5 flor. par mois, et à 10 pour chaque cavalier. Mais toutecette entreprise échoua contre les intrigues et les largesses del’ambassade française. Itoqueberlin sema l’or et la corruption avectant d’impudeur qu’on fut forcé de demander son rappel.
Nous renouvelâmes le 19 juin 1508 notre alliance avec Paycrne 3 ,et cette même année M. Claude de Lirieux et le bâtard de Savoiefurent reçus bourgeois des deux villes. L’Evêque de Lausanne
* Da lits dalo die Eidgcnosseu uns nichl halicn schworen wollcn, so soit dieserFeverlichkcit balber keine Bothschaft, mil Ausnalime nacli Basel, abgcfertigl wer-den (Man. fol. 2,4). — La rhrni>i<|iie Monlenach se trompe donc quand elle ditque les députes des Gaulons vinrent,à Fribourg , après avoir été à Berne , pour yjurer l'alliance fédérale. Ad au. 1507. — 2 A. G. — 3 A. G. Man. fol. 87.