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Seconde partie.
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SECONDE PAHTIE.

vint aussi à Fribourg, avec une suite de plusieurs Seigneurs poursolliciter le renouvellement de l’alliance avec les deux Etats.

La Duchesse de Savoie ayant obtenu de son père le duché deBourgogne, nous envoya une députation qui, au nom des troisbonnes villes et du Maréchal du dit comté, nous témoigna le dé-sir de renouveler les traités d’amitié et de bon voisinage, et de-manda qu’à cet effet il fut tenu une journée à Berne. On acquiesçaà cette demande (1509).

Mais un intrigant vint bientôt troubler l’harmonie qui existaitentre la Savoie et les deux Gantons. Jean Dufour ou de Furno,natif d’Annecy, mécontent du Duc de Savoie, dont il était secré-taire, vint s’établir à Fribourg, méditant contre son ancien maitreun atroce projet de vengeance. Il promit de découvrir un trésoraux deux villes de Berne et de Fribourg, si on voulait lui garan-tir un sauf-conduit inviolable et une récompense proportionnée.Comme il suffisait alors de promettre de l’argent, de quelquesource qu’il vint, pour être bien accueilli, on écouta ce fourbe,et un membre de notre Conseil l’accompagna même à Berne,pour qu’il y renouvelât sa proposition. On fut bientôt d’accord.Alors Dufour produisit un acte, en apparence bien conditionné, parlequel Charles, Duc de Savoie, reconnaissait, sous date du 17Mars 1189, devoir aux républiques de Berne et de Fribourg lasomme de trois cent cinquante mille florins du Rhin, pour lesfidèles services qu’elles lui avaient rendus contre le Marquis deSaluces. Cette prétendue obligation était hypothéquée sur le paysde Vaud et le Chablais. Elle était munie des sceaux et signaturesrequises. L’esprit du siècle, comme l’observe très-bien M. Tillier,ne permettait pas de douter longtemps de l’authenticité d’un actesi lucratif. Dufour obtint la bourgeoisie des deux villes, un loge-ment franc dans l’une et l’autre et une pension de 450 florins deSavoie. Fribourg expédia de suite François Bergo à Annecy, pourinviter les syndics et la bourgeoisie à lui livrer les biens de notre