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SECONDE PARTIE.
vrier 1527 on publia une ordonnance au sujet de Luther et on yfit prêter serment, en présence de quelques Conseillers. On avaitdéjà interdit, depuis quelques années, tout propos au sujet du lu-théranisme. Les caharetiers avaient dû jurer qu’ils dénonceraienttous les contrevenans. On avait même menacé de l’exil tous lesprêtres qui feraient de la nouvelle doctrine un sujet de controverse.Le lecteur des Augustins, soupçonné d’y adhérer, avait étéchassé. On n’accordait plus de cures aux étrangers, et ceux-ciétaient devenus l’objet d’une surveillance particulière. On fitbrûler tous les écrits luthériens par la main du bourreau et l’onsévit avec rigueur contre tous ceux qui adoptèrent les nou-velles opinions. Le Grand Conseil avait adressé une ordon-nance à tous les prédicateurs, laquelle fut publiée le 4 juillet1524 aux Cordeliers, aux Augustins et dans tout le pays.Quatre ans plus tard on fil venir en ville tous les prêtres ettous les jurés pour formuler de nouveau cette profession defoi. On la lit aussi jurer aux domestiques et aux étrangers LUne amende de 10 florins du Khin fut imposée à tous ceuxqui ne se déferaient pas de livres suspects, dans un terme donné.Des visites domiciliaires furent ordonnées pour découvrir les con-ciliabules clandestins des novateurs et l’ordre fut donné de dénon-cer tous les suspects. On prohiba même l’usage des bibles grecqueset hébraïques non orthodoxes. Déjà en 1522 on avait décidé quenul étranger ne pourrait être élu Conseiller, crainte de la conta-gion religieuse.
Toutes ces précautions ne purent empêcher les nouvelles idéesde s’infiltrer dans la Communauté fribourgeoisc. Parmi les prêtresqui les accueillirent, on nomme le chanoine Félix Leu, qui prit lafuite; les vicaires de Dirlaret, de Harberêchc et de Cormondes;Don Conrad, curé de Dirlaret; celui de Ilosingen et son vicaire;
1 Elle fui renouvelée en 1617 dans loul le Canton. Voir pièces jusliÜcalivc»,N° IX.