CHAPITRE V.
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le curé de Gouggishcrg, où se trouvait alors l’église paroissialede IManfavon, etc. Le curé de Marly, accusé de s’être moqué dece qu’on sonnait pendant l’orage, eut mille peines à se disculper.Moins heureux, le prémissaire de Guin, Barthélemy Sclimid,ayant avancé, dans un soupe, que l’on ne doit adorer ni la Ste.Viergeni les Saints, fut garrotté, lié sur un cheval et conduit ainsi àl’Evêque de Lausanne L
On cite encore llollard, doyen de notre Collégiale. II était natifd’Orbe et avait remplacé le doyen Ilouber. II entretenait depuislongtemps une correspondance secrète avec les amis de la ré-forme. Dès que le Gouvernement en eut connaissance, il fit arrê-ter ce prêtre prévaricateur. Berne intervint pour qu’il fût relâché;mais il dut subir la destitution et l’exil. C’était du reste un hommetenant fortement à l’argent 2 . En 1522 il avait été député par leGouvernement vers l’Evêque de Bellcy, qui élevait d’injustes pré-tentions sur les revenus de Bomainmoliers. On le retrouve en1530 ministre réformé aux Ormonts.
Nous avions alors un imprimeur, nommé Ypocras, Bernoisd’origine. Il osa imprimer et vendre des livres luthériens ; maisils furent confisqués et brûlés 3 . Ce que voyant le Chapelain llansKymo*, il ne put s’empêcher de s’écrier : Seigneur, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. Cette exclamation impru-
1 A Fribourg, lout comme à liorno el à Zurich, ce furent les bouchersqui s'opposèrent le plus à la réforme. Elle leur ouvrait pourtant les portes d’unplus grand débit, et le caractère de celte opposition n’en est que plus singulier.Une tradition, que nul titre ne justifie, porte qu’un prédiront étant monté en chairedans notre Collégiale, commentait déjà à captiver l’attention du public, de manièreà faire craindre des apostasies , lorsque les boucliers , après avoir allumé au dehorsun tas de bois, entrèrent dans l’église , en criant : nu feu ! et chassèrent le prédica-teur. A Zurich, lorsque l’abbaye des bouchers fut consultée sur l'alliance française,elle fut la seule qui acquiesça , par le motif que leur métier les appelant plus sou-vent au dehors, ils étaient exposés à toutes sortes d'avanies. — 2 On a de lui unolettre au curé de Courlion, datée du 28 Juillet 1533, par laquelle il excommuniel’ermite qui desservait la chapelle de Cournillens, avant qu'il y eut un chapelain.Aff. ccd. N° 76. Trois témoins avaient déposé qu’il n’avait voulu les absoudred’adultère, que pour une certaine somme. — 3 U y en avait pour la valeur alorsconsidérable de 13 écus. — * Nous avions aussi un chirurgien de ce nom.