CIIAI’ITIIE V.
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do trois châteaux appartenant au Seigneur de Torrent. Notre villedéputa encore à Genève Humbert et 1\ de Praroman, avec le tré-sorier. Après une longue négociation, l’assassin Jean Goulloz futcondamné à avoir la tète tranchée L
Peu content de celte satisfaction, Gaspard Werly 2 en exigead’ultérieures, avec beaucoup de menaces, et on lui accorda l’exhu-mation du cadavre. «Ce même jour, dit Vulliemin, toutes les» cloches sonnèrent et l’oh se rendit à la fosse où reposait le cha-» noine. Toutes les croix de la ville s’y transportèrent. Chose mer-» veilleuse! (je cite la tradition des couvens) Comme Messire Pierre» était mort pour la foi, son corps, bien qu’il fût demeuré 5 jours» en terre, se trouva frais, vermeil et répandant une agréable» odeur. Huit prêtres s’avancèrent pour le porter jusqu’au rivage,» d’où il devait être conduit à Fribourg. Tous les religieux, les» Syndics, les Conseils et les bourgeois firent cortège. Des bande-» rôles flottaient dans l’air. 24 (lambeaux répandaient leur éclat.» Il y avait bien longtemps qu’une si grande lamentation ne s’é-» tait fait entendre sur la rive du lac. » Werly fut enseveli dans lecaveau de notre Collégiale 3 .
L’harmonie entre les deux républiques, un instant troublée parces événemens, paraissait rétablie ; mais les concessions qu’ob-tinrent ensuite les Bernois pour les réformés de Genève, aigrirenttellement les Fribourgeois, qu’ils renvoyèrent aux Genevois leurlettre de combourgeoisie, dépouillée de ses sceaux et cancellée enprésence des députés de Berne et de Soleure. Ils en réclamèrenten même temps le pendant. Ainsi fut rompue notre alliance avec
l Ici l'aulcur déjà cite est en complet désaccord avec nos chroniques. Il dit quole Conseil ne pouvant on ne voulant pas trouver l’assassin, on cniira un pauvrocharretier, nommé P. I.’hosle, qui, torturé cruellement pour avouer un meurtrequ'il n’avait pas commis, eut la léte tranchée. — 2 Ce (îaspard Werlv avait étédestitué de sa charge de graud-saiilier eu 1520, pour avoir permis qu’on chantâten sa présence une chanson injurieuse pour les Suisses. A. C. — 3 ChroniqueLenzbourg.
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