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SECONDE PARTIE.
en effet très-malade et mourut trois jours après. Le lendemain dela cérémonie, on avisa l’Avoyer de Soleure que toutes les infrac-tions ayant été punies, on n’était plus inquiet pour la religion 1 .Le G Octobre suivant, une procession fut ordonnée pour la con-servation de la foi.
Tout eut été pour le mieux, si on avait apporté le mémo soinà relever la morale publique, qu’à maintenir les pratiques an-ciennes. Malheureusement, sous ce point de vue, le désordre allaittoujours croissant, parce que le Gouvernement ne savait pasdonner à l’autorité de la loi celle de l’exemple. On laissait prendrel’initiative aux réformés qui eurent l’avantage de mettre les pre-miers un frein au scandale du service étranger. Il en résultait, dansles bailliages communs, des collisions qui nous fesaient peu d’hon-neur. Ainsi, le bailli de Moral non-seulement s’opposa au recru-tement pour la France, il fit mettre au carcan ceux qui s’étaientlaissé enrôler. Fribourg se fâcha et cita les Bernois à une journéede droit (vendredi 28 décembre lôt.'l). La réponse contient, sousune apparente modération , une leçon dédaigneuse qui dut faireréfléchir nos magistrats : «Moral, disaient-ils, a embrassé la ré-forme : or, vous savez avec quelle sévérité les lois de celle-ciproscrivent tout libertinage, foule danse, toute indécence, touteivrognerie, tout luxe dans les habits, ainsi que tout enrôlementétranger. Vous n’ignorez pas non plus, qu’en vertu du convenufait avec nous, les peines à infliger pour contravention à ces lois,nous ont été exclusivement réservées. Nous espérons que vousaurez égard à ces considérations et que vous retirerez votre cita-tion en droit. »
Ces cnrôlcmens se faisaient surtout au prolit de la France. Leshostilités ayant recommencé entre l’Empereur et François P p , lesSuisses que celui-ci avait retenus à son service, marchèrent surPerpignan, mais furent congédiés avant l’hiver. Le contingent
» A. C. Miss. fut. 161.