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Seconde partie.
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CHAP1TIIK VI.

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fri bourgeois était commandé par Lowenstein et Werly. Françoisd’Aflry était porte-enseigne. On retrouve plus tard des Suisses à labataille de Cerisoles (1544), entr’autres 4000 hommes levés parle Comte de Gruyères, bien que lui-même ne s’y trouvât pas 1 .Ces soi-disants Gruyériens se décontenancèrent pendant la mêléeet faillirent en compromettre l’issue. Jacques Féguely, le mêmequi cinq années plus lard fut nommé bailli de Uomont, portaitla bannière de Fribourg. Il la remit, avec la permission de seschefs, à Jean Farnecker, brave officier frihourgeois, et courutcombattre au premier rang. La même année, on permit à Wil-helm Yenny et au Conseiller Fruyo, d’accepter chacun une placede Capitaine dans l’armée française en Piémont. On demanda engénéral pour le service de France autant de places de Capitainesqu’en avaient les Cantons de Lucerne, d'Uri, Schwylz, Unterwaldenet Soleurc. Deux compagnies fribourgeoises, commandées l’une parP. Schmid, l’autre par P. Cléry, figurent dans l’armée française,qui opérait eu Picardie en 1546. Quand on considère que jamaisà aucune époque de notre histoire, la rivalité entre Berne et Fri-bourg n’avait été excitée à un plus haut degré; que la premièrede ces deux villes, suivant le cours toujours prospère de sesdestinées, agrandissait chaque jour son territoire, étendait sadomination et son influence; que déjà elle nous enveloppaitde toutes parts, semant partout sur nos frontières les germesde la réforme; que les bailliages administrés en commun étaientun sujet perpétuel de discorde, on s’étonne qu’une nouvelleguerre n’ait point éclaté entre les deux villes-sœurs, lutte achar-née, décisive, dont il est douteux que les chances eussent tournéà notre avantage et qui eut probablement fait tomber Fribourgau pouvoir de sa rivale, comme Pise tomba jadis au pouvoirde Florence, ou l’eut forcée de se jetter encore une fois entreles bras débiles de la Savoie. Mais nous avions aussi avec ce

1 C’était sans doute un ramassis de divers pays, car jamais la Gruyères seulen’out pu fournir autant do monde. D'AU on fait orronomont dos Grisons.