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Seconde partie.
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SECONDE PARTIE.

voisin des démêlés assez graves pour que l’Empereur crût né-cessaire de nous offrir sa médiation.

Grâces à l’alliance fédérale et surtout à celle qui nous unissaitplus étroitement aux six Cantons catholiques et au Valais, nouséchappâmes à cette alternative désastreuse, et les dissentimens,quoique profondément envenimés, n’ahoulirent jamais à des voiesde fait. Loin delà, les deux Etats renouvelèrent leur traitéd’alliance le 8 août 1545. Un seul article y fut ajouté, c’est quedans les pays nouvellement acquis, nul ne pourrait être jugé quepour dettes reconnues légitimes par le juge ordinaire. Mais onavait eu soin de faire fixer préalablement par un tribunal d’arbi-tres la ligne de démarcation entre les deux Cantons, près du ruis-seau de Chandon, entre Cudrelin et Delley, entre Grancour etRueyres, entre Châtel-St. Denis et Corsier, entre Echallens etquelques lieux voisins. Cet acte fut dressé par le Chancelier deSoleure, en présence de deux notaires, dont l’un de Berne , l’autrede Fribourg.

Une occasion de mettre cette bonne harmonie à l’épreuve netarda pas à se présenter. Des troupes espagnoles s’étaient ras-semblées au-delà des monts et menaçaient Genève. Ces démon-strations hostiles avaient été évidemment provoquées par le particatholique. Aussi les Bernois s’apprétèrent-ils sur le champ à re-fouler les aggresseurs. Ils ne se bornèrent pas là, ils demandèrentnotre coopération au besoin, et, chose étonnante, Fribourg lapromit. Sur quoi, ils nous remercièrent, sous date du lundi 21décembre 1545.

On décida effectivement, au nom de Dieu , une levée de 3000hommes 1 le 18 Janvier 1546; cinq cent des nûtrcs devaient sejoindre aux Bernois qui marchaient sur Genève. Notre bannièredevait être accompagnée de deux serpentaux, six fauconnierset quatre demi-fauconniers. Ordre fut donné à tous les baillisde tenir prêt chacun un cheval pour le train d’artillerie.

1 A. (’.. Missiv. fol. :i»J.