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SECONDE PAIITIE.
la reforme à la pluralité des suffrages, sous les auspices du baillibernois. Fribourg devait naturellement s’y opposer. La contesta-tion prit un caractère si sérieux, que déjà Berne jetait une gar-nison dans Yverdon 1 . L’ajournement de cette votation put seulcalmer les esprits. Nous nous opposâmes également à une tailleimposée par Berne sur le pays de Vaud, mais seulement pour cequi concernait nos ressortissaris. Berne n’insista pas 2 .
Dans la crainte qu’inspiraient les troubles d’Allemagne, ladiète envoya cette même année (I5A7) une ambassade au Roi deFrance, pour demander à ce Prince la fidèle surveillance (dastreuc Aul'seben), en vertu de la paix perpétuelle. On chargea decette mission W. Sonnenbcrg, de Lucerne, et P. Cléry, de Fri-bourg a .
La mort de François I er , qui eut lieu à celte époque, n’allèra pasnos relations avec la France. Son successeur, Henri If, sut éga-lement cajoler les Suisses qui renouvelèrent à Soleure le traitéd’alliance. Il ne s’agit plus de conquérir le Milanais, mais de ledéfendre, s’il était attaqué. Celte alliance excita des troubles dansle Valais, et la diète s’assembla à Fribourg, pour pacifier cepays.
Nos chroniques sont heureuses de pouvoir mentionner fa chaîned’or, qu’à l’occasion de ce même traité, notre Capitaine, W. Yenny,reçut de Henri II, ainsi que ses collègues. Ce don était une image fidèlede la dépendance où nous tenait la France, au moyen de son or.Mais les gouvernails en profitaient seuls, et quand quelques bour-geois s’avisèrent un jour d’en réclamer leur part, on les menaçade la prison 4 . Il fallait chaque année sortir 800 à 1000 liv. de lacaisse publique pour parfaire les pensions que Messcigncurs avaientassignées à chaque membre du Grand et du Petit Conseil.
• Tillicr. Nos chroniques n’eu parlent pas. — 2 jiiiil. — 3 I.u 15 juin 1518 iltumlia une grêle si prodigieuse, depuis Berne jusqu'à (ienéve, <|ue les céréales,les vignes et quelques maisons ménus eu furent endommagées. Il s’ensuivit unegrande disette. Ituclial. — * I.a chronique Kruvo fait menlion de procédures etmême d’exéculions, qui eurent lieu en 1552. Les Archives n’en parlent pas.