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Seconde partie.
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CIIAPITKE IX.

Sii

distingua également par son dévouement. Par reconnaissance, onlui fit cadeau d’un char de vin et l’on fit apprendre un métier aujeune François Mauron, qui avait constamment porté la lanterneau service des mourans. L'épidémie ne cessa tout-à-fait à Fribourgqu’en 1640.

En 1614 une députation bernoise vint à Fribourg proposer unrenouvellement d’alliance et en même temps se plaindre de ce quenous tolérions dans nos murs un Seigneur bourguignon, nomméWatteville, qui prenait, sans y être autorisé, le titre d’Evêque etComte de Lausanne. Ce Prélat descendait en effet de la branchedes Watteville de Berne, qui, à l’époque de la réformalion, s’ô-taient retirés en Franche-Comté. Il était Marquis de Versoix etavait été promu à l’épiscopat par Paul V, sur la recommanda-tion de M. de Vitelle, ambassadeur de Savoie. Fidèle serviteur decette puissance, il s’était cassé la jambe à l’escalade de Genève, etce fut peut-être cet accident qui l’engagea à se faire prêtre. Il fitson entrée à Fribourg en 1613. On sonna neuf fois en sonhonneur , dit le manual.

La députation bernoise fut accueillie avec convenance et on luipromit que la réponse ne se ferait pas attendre. On laissa pour-tant s’écouler quelques semaines. Alors l’Avoyer Diesbach, leBourgmaître Gotlrow, le Banneret Buman et Pancrace Python serendirent à Berne, où il ne leur fut pas difficile de justifier le sé-jour de l’Evêque. Mais ils éludèrent le renouvellement d’alliance,sous prétexte qu’ils regardaient celle-ci comme perpétuelle et queFribourg n’y avait jamais contrevenu. Quand les Bernois nousécrivirent une seconde fois à ce sujet, leur lettre resta sans ré-ponse L

C’était trahir des dispositions malveillantes qui empêchaient lesBernois de désarmer et qu’ils attribuaient, ainsi que la demandedu partage, aux Jésuites et au Nonce. La conduite des premiers,

1 Tiliier ad amium 1614.