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SECONDE PARTIE.
dans les affaires du Valais *, pouvait justifier ces soupçons. Quantau Nonce, il est certain qu’il nous avait écrit pour nous encou-rager dans la réclamation du partage. Berne continuait dans sesarméniens et Lucerne, s’en inquiétant, nous demanda la fidèle sur-veillance (1618).
Ces ressentimens mal contenus éclatèrent entre les deux Can-tons, au sujet des troubles d’Echallens, en 1619. Cette grave af-faire faillit allumer une guerre fédérale et fixa à un haut degrél’attention des puissances. Nous en parlerons avec quelques détails,parce que Tillier n’en donne point. II place même erronément cesfaits en 1618.
Ecliallens est, comme on sait, le chef-lieu d’un grand districtdans le Canton de Vaud, situé au centre du pays, et où, aujour-d’hui encore, le tiers des habitans professe la religion catholique.C’était autrefois un des quatre bailliages mixtes, gouvernés parBerne et Fribourg, jaloux l’un et l’autre d’y faire triompher leurculte respectif 2 .
L’agitation remontait à l’année 1602. Un impôt extraordinaire quevoulut lever Fribourg pour l’achat de cierges, mécontenta la popula-tion, surtout les réformés 3 , et la disposa à demander à l’Etat de Berneque la votation confessionnelle eût lieu : ce qu’on a ' ’ t alors passer
1 L’Espagne, alors en possession du Milanais, travaillait à détacher le Valais dela Franco et à s’en faire un allié. « Elle se promit d'en venir à bout par le moyeu» des Jésuites que le feu Evesquc de Sion favorisant l’Espagnol introduisit aux di-» xains de Sierre et Couches et les cust mesme rcceu dans Sion , si les habitans en» eussent esté d’accord. Ces l’ères, ayant passé quelques années au dit Couches,» avaient, dès l’an 1012, moycnné celte alliance tant recherchée , laquelle fut ju-» rée en 1615. Et lors les dits Jésuites, après avoir fait leur coup , se retirèrent du» dit pays de Conches. » Vov. dans le premier volume de l’Archivc do l'ilistoireSuisse la relation de l’ambassade de M. de Castille on Suisse, en l'année 1010. —- Le cas suivant montre comment ces malheureux pays étaient administrés. Deuxcommunes italiennes, qui avaient plaidé en première instance, s’étaient arrangéesà l’amiable, par le moyen d’un arbitrage, en évitation do frais. Le syndicat les con-damna à 2000 livres d’amende, parce qu’en no suivautpas leur appel, elles avaientfrustre leurs juges naturels de leurs droits. — 3 Dass die gewesenen Ainpllit zuTscherlitz die Religionsverwaudlc Untcrlhannoii dasclbsteu zu ungcbruchlichcn uiidiingewohnten Stcuwern und Aufllagen habeud halten uiid vermogen wolien. Lettrede Ilcrne à Fribourg du 22 novembre 1002.