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Seconde partie.
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SECONDE l’AItTIE.

» Nous protestons contre les dénominations injurieuses d ’ido-» lâtrie et de superstition ; car notre culte est la véritable an-» cienne religion catholique i . »

Les choses en restèrent là et la votation demeura suspendue.Mais les Bernois, plus influons, y faisaient depuis longtemps unepropagande sourde et poussaient surtout la population à réclamercelte votation confessionnelle qui, jusqu’alors, avait toujourstourné à leur avantage. Leurs agens les plus dévoués étaient, àPanthéréa, le curial Panchaud, d’Echallens, Jean Bourdet, régent,et Jean Dumont, domicilié à Lausanne; à Polliez, Benoit Pau-chard, son fils Jean et trois prédicans ; dans la paroisse d’Assens»P. Guendo, le Sieur d’Illens, le juge Copin, Jean Udry (tous deLausanne), le prédicant Page de Goumoëns, Etienne Marchand,greffier d’Assens, Paul Léonard de Chavanncs, etc.

Dès que ces meneurs purent préjuger un résultat favorable, ilsdemandèrent formellement la votation au Sénat de Berne, qui s’em-pressa de la décréter (1G19) a . Ce fut un coup de foudre pour Fri-bourg. Le bailli reçut incontinent l’ordre d’aller aux informationset de signaler les agitateurs. On le fit assister par les générauxGerwer et Python. Notre député en diète, Lamberger , lut chargéd’informer les Etals catholiques et l’ambassadeur de France de cequi se passait.

Les délégués à Echallens mandèrent bientôt que l’affaire étaitencore plus sérieuse qu’on ne l’avait cru, que les députés bernoisétaient attendus d’un jour à l’autre, et qu’à moins d’une énergiqueet éclatante opposition, le culte catholique courait le plus grandrisque. Ils priaient en même temps qu’on leur adjoignît quelqueshommes qui pussent les seconder et qu’on leur donnât des instruc-tions par écrit. On délégua à Berne, sans perdre un instant, l’A-

* I.ctlrc du 0 décembre 100-2. — 2 Dans la pétition présentée par Vauchaud, ilétait dit que ce qui la motivait surtout, c'était la vie scandaleuse des prêtres d’K-cliallcns.