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Seconde partie.
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CHAPITRE IX.

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voycr Diesbach et Jacques Buman. Ils devaient réclamer contrela votation, en appeler au recés de Soieure, qui l’avait abrogée,et, au besoin, déclarer que Fribourg était décidé à maintenir sessujets dans la vraie foi. Ils devaient en outre demander le châti-ment de ce Panchaud, qui, par scs intrigues , compromettait la .bonne intelligence entre les deux villes.

Ces députés se présentèrent le mercredi 7 août devant le GrandConseil de Berne et y formulèrent leurs plaintes. Pour toute ré-ponse on leur dit, après la séance, que la votation avait été dé-cidée et fixée au lundi suivant. Les députés fribourgeois protestè-rent avec beaucoup d’énergie, parce que la demande du plus avait étéprovoquée par intrigue, contrairement aux traités. Cette protes-tation fut communiquée à l’ambassadeur de France, Miron, et àla diète, par l’organe de Henri Lamberger.

Pour prévenir l’attentat, on députa en même temps à Echallensdeux Conseillers, deux Soixante et deux membres des Deux-cent.Le choix tomba sur le colonel Féguely, M. Buman, le capitainelleid, P. Reiff, cadet, Rodolphe de Forel et sur le bailli tout ré-cemment nommé, Daniel de Montenach. Ils furent munis depleins-pouvoirs pour agir de concert avec les deux généraux,comme l’exigeaient l’honneur de Dieu , la conservation de lavraie foi et la réputation de Messeigneurs. Ils devaient sur-tout encourager les catholiques, les engager à ne prendre aucunepart au plus, protester contre, si nonobstant il devait avoir lieu , etfaire comprendre aux fauteurs des troubles qu’on saurait un jourles atteindre.

On écrivit aussi à Berne pour protester une seconde fois, seplaindre de tels procédés et menacer d’un appel à l'interventionétrangère.

Berne répondit avec cette orgueilleuse assurance que lui donnaitle sentiment de sa force plutôt que celui du droit, que la demandedu plus avait été formulée spontanément, proprio motu, spiri-