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SECONDE PARTIE.
tuali et interno, et non provoquée par des intrigues quelconques.« Vous eussiez pu , ajoutait la réponse, nous épargner des repro-» ches et des soupçons inconvenans. Tout ce qui s’est fait, nous» l’avons fait à teneur des traités. Il n’y a là ni innovation, ni in-» justice. Vous invoquez en vain le recès de Soleure et le décret» de partage. Nous ne l’avons pas accepté et ne l’accepterons ja-» mais. Notre décision, quant au plus, est irrévocable, et, avec» l’aide de Dieu, nous saurons la faire exécuter. Vous répondrez» seuls de tous les maux qu’entraînerait une réïdstance irréfléchie. »
On résolut d’attendre le rapport de Lamberger et des nouvellesultérieures d’Echallens. En attendant, on se mit en position de parerà une attaque éventuelle , car des rapports mcnaçans arrivaient detous côtés. L’Avoyer d’Estavayer mandait que le bailli d’Yverdonet autres du voisinage s’étaient rendus à Echallens, avec tous leursvassaux, en déclarant qu’il n’y aurait ni paix ni trêve que les croixet les autels n’y fussent abattus. A minuit, un courrier s’était faitouvrir les portes d’Yverdon, pour annoncer que 700 Lausannoisse portaient sur Payerne et qua Moudon il y avait 300 hommessous les armes.
Vrais ou faux, ces bruits révélaient assez la gravité des circon-stances et commandaient des mesures de précaution. Les Banncretsfirent l’inspection des remparts, le capitaine d’Alîry et Jean Hein-richer celle des portes. On inventoria les munitions.
Au jour fixé, les députés des deux Cantons se trouvèrent enprésence, dans ce bailliage où l’ambition allait remuer si violem-ment les consciences. Les Bernois déployèrent l’appareil le plusimposant. Leur cortège se composait de plus de 100 chevaux l . Onserendità Panthéréa, les Fribourgeois par Echallens, les Bernoispar un autre chemin. Un grand nombre d’étudians de Lausannes’étaient joints aux premiers.
1 Die mit ilircn Vasallcn und Maclil zu Fuss und Ross geprangel, gcstolzirl un' 1golrutzt. A. C. Man. du 20 août.