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Seconde partie.
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SECONDE PARTIE.

cien culte est sans doute bien faite pour navrer au vif tout cœurcatholique, et nous sommes bien éloignés de vouloir justifier laconduite des Bernois dans cette affaire. Mais on ne peut discon-venir que la lettre du recès était pour eux : ce cruel aveu fut ar-raché à nos députés mêmes, et cette conviction dut nécessaire-ment paralyser leur résistance l .

Fribourg n’accepta cependant que provisoirement le fait ac-compli et se berça du chimérique espoir que la diète et mêmel’étranger viendraient lui aider à reconquérir, par la force desarmes, ce qu’il avait perdu par son imprudence. On voulait aumoins prévenir le retour de pareils attentats et conserver encorece qui restait de catholique dans les bailliages mixtes. Le grandcheval de bataille était toujours le partage de ces possessionscommunes 2. Depuis vingt ans, Messcigneurs poursuivaient ceprojet, et ils crurent, après les événemens d’Echallens, devoir re-doubler leurs efforts. Lambergcr fut chargé de s'adresser encoreune fois à la diète et d’animer, en particulier, les Etats catholi-ques et l’ambassadeur de France. Il devait assurer les premiersque les 4000 hommes qu’on fesait alors passer par la Suisse, del’Italie en Allemagne, au secours de l’empereur, feraient une di-version en leur faveur. Une diète extraordinaire fut en effet con-voquée à ce sujet. En attendant, les Gantons catholiques écrivirentà Berne avec menaces, pour que le statu quo fût rétabli à Echal-lens, et, quand la diète s’ouvrit, Miron prit ouvertement notreparti, pour se venger de ce que Berne avait retiré ses troupes duservice royal 3 .

1 Les termes de cet aveu sont clairs : Itic Hcrrcn deputirten habon sich in denVertriigon und Abscbeidcn crselien , und befuuden, das unsoro .Milbiirger den Ver-Irœgen zuwider nit gelumdelt. Man. dn 19 août 1019. — a Messcigneurs l’appe-laient un partage équitable, divin, fraternel. Einc billige , golllichc , brüderlicbcTheiliing. .Man. du 24 octobre. — 3 Ce différend a bien échauffe ceux do Fribourget rendu grandement Espagnols pour la haine des Bernois auxquels, à ce sujet etde iM. de Longueville, j’ai dénie les distributions et pensions accoutumées. Maisceux de Fribourg ont cette obligation à S. M. que leurs droits ont toujours été sou-tenus et défendus par scs ministres et les raisons portées jusqu'à Home, dont ils setiennent grandement obligés à S. M. Helalion de M. de Miron.