CHAPITRE IX.
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On alla plus loin. On s’adressa au Duc de Lorraine, aux Evê-ques de Bàle et de Lausanne, à l’Abbé de St.-Gall, à la ville deRotliwyl, aux Comtes d’Ems et de Soultz et même au Jésuitej Arnault, confesseur du Roi de France. On ne négligea pas lesdixains du Valais. On trouva même à propos de renouveler l’al-liance avec les Princes de Lorraine, d’invoquer le secours du! Gouverneur espagnol de la Franche-Comté, et, quand on sut que! le Maréchal de Lesdiguières se trouvait à Chambéry, les deuxCantons rivaux s’empressèrent de lui envoyer une députation pourle prévenir chacun en leur faveur et solliciter son appui. Tous pro-mirent leurs bons offices, surtout l’Evêque de Lausanne, qu’ani-maient contre Berne d’amers souvenirs. Il écrivit à Messeigneursdepuis Paris, « rafraîchit l’offre qu’il a faite ja longtemps, con-» cernant la conteste avec les Seigneurs de Berne, de sa personne,» vie et moyens, est prêt, si on a affaire de cavalerie, d’en faire» une levée jusqu’à 500 chevaux et davantage et les conduire la» part que besoing sera. Veut aussi tâcher de faire tenir baies et» poudre de canons L »
Quant au Duc de Lesdiguières, il fut assez surpris de se voirconsulté dans une affaire qui le touchait assez peu. Il remerciales Seigneurs de Fribourg et de Berne de l’honneur qu’ils lui fai-saient, se bornant à leur conseiller un accommodement amiable 2 .Il ne pouvait faire guères plus pour eux, tout occupé qu’il était deses propres intérêts et de ceux du royaume.
Le Duc de Savoie semblait devoir êtreleprotecteur naturel de Fri-bourg dans ces circonstances. Il y pensa lui-même, et, voyant que per-sonne ne s’adressait à lui, il prit l’initiative et offrit ses bons offices.
1 A. C. Man. — 2 J’ay appris tant par les mémoires que le capitaine Ileiil alaisses que par sa bouche ce qui s’est passé au hallifuage d’Eschallcus : de quoyestois desia par les llcrnois informé. Je crois que l'on est si sage et si avisé quepour le droit on le rendra l’un à l’autre par l’entremise des communs auiys , sansle rechercher par les voies extrêmes qui apporteraient la désunion et une inévitableruine.