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Mais nous avons cru devoir consacrer quelques pages spéciales audéveloppement de cette grande institution. Avant de l’aborder,nous clorons la série des événemens qui se succédèrent jusqu’à lapaix d’Osnabruck.
L’odieuse et violente occupation des Grisons par les Impériaux,en 1629, mit toute la Suisse en émoi. Dans ces tristes circon-stances , l’arrivée du Maréchal Bassompierre, que le Roi deFrance nous envoya pour la seconde fois, fut accueillie avectransport. 11 passa par Payerne et y fut complimenté de la part del’Etat de Fribourg, le 21 avril 1630, par Jean Lenzbourg, baillide Montagny. Les Gantons de Zurich, Berne, Glaris, Bâle, Fri-bourg, Soleure et Appenzell accordèrent une levée de 6000 hom-mes, dont on forma deux régimens, composé chacun de 10 com-pagnies de 300 hommes L L’un de ces régimens fut confié àFrançois d’AfTry, Conseiller de Fribourg, tout dévoué à la France.Quatre compagnies étaient en outre commandées par les capi-taines Diesbach, Montenach, Python et Week' 2 . Celle troupeservit, sous les ordres du Maréchal de Marcillac, sur les frontièresde la Lorraine. Mais l’ennemi s’étant tourné d’un autre côté, lerégiment fribourgeois fut licencié au mois de septembre 3 .
Un simple chasse-gueux, comme on les appelait alors, nomméPérillet, mit Berne, Soleure et Fribourg en émoi, en répandantde faux bruits sur les intentions hostiles des Bernois contre lesdeux autres Cantons. On rnit à ce bavardage assez d’importancepour que trois députés bernois vinssent à Fribourg donner et de-mander des explications dont le verbal fut de suite transmis à So-leure. Le calomniateur fut traîné au gibet sur la claie, roué vif,son corps jeté au feu et la tète placée sur une pique tournéevers la ville Les secrètes négociations des Cantons réformésavec les Suédois avaient peut-être donné lieu à ces bruits.
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('.Uronique Lenzbourjï. — 3 Ibid. — 3 Ibid. — 4 A. C.