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Seconde partie.
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SECONDE PARTIE.

L’Autriche avait atteint l’apogée de sa puissance et abusait desa position pour opprime/ l’Allemagne et inquiéter ses voisins. LaProvidence fit surgir du Nord et de l’Ouest deux grands géniesqui l’écrasèrent, Richelieu et Gustave-Adolphe. La Suisse se ré-signa à garder une prudente neutralité et à rester simple specta-trice de la grande lutte qui allait s’engager, mais résolue de re-pousser, avec énergie, toute agression, de quelque part qu’ellevînt. Celte altitude, digne de la Suisse antique, lui mérita l’estimede l’Europe.

Mais il lui fut plus facile d’imposer aux armées belligérantesque de comprimer, dans son sein, les troubles suscités par laquestion religieuse, toujours prête à rallumer la guerre civile.Une querelle de ce genre fut appaisée, entre Zurich et St.-Gal!,par les Cantons de Berne, Bâle, Fribourg et Soleure, sous lesauspices du Duc de Rohan. Une autre, bien plus sérieuse, entreBerne et Soleure, provoquée par quelques patriciens de ce dernierCanton, occupa trois diètes successives, et l’harmonie ne fut réta-blie qu’avec la plus grande difficulté (1633).

Le capitulât de Milan, qui avait été conclu en 1587, entrePhilippe II et les Cantons catholiques, moins Soleure, et auquelaccédèrent par la suite Appcnzell-Intérieur et l’Abbé de St.-Gall,fut renouvelé avec Philippe IV, le 30 mars 1634, tel qu’il avaitdéjà été confirmé à Lucerne, 30 ans auparavant 1 . Les parties con-tractantes y stipulèrent quelques articles additionnels en faveur del'Espagne, sans égard pour la France. Ces concessions, faites évi-demment contre l’intérêt des Cantons réformés, devaient affaiblirencore davantage la confiance réciproque 2 . Trente ans plus lardl’Infant Don Carlos accéda formellement à ce traité a .

Un Fribourgeois offrit, vers ce temps, un exemple remarquablede fortune militaire. Pierre Kônig, plus tard Baron de Billens et

1 Chronique Lenzbourg. — 8 Ilurgrechle und Piintnisse lier Sladl Frcjbursf. —3 Ibid.