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Seconde partie.
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SECONDE PARTIE.

sujet en Allemagne, le médecin Goltrau et Jean Boccard àInspruck, Jean-Jacques Bunian à Vienne. Celui-ci annonça leprochain élargissement de Konig, par ordre de l’Empereur. Mais ilparaît que le grand crédit d’Ossa parvint à le faire ajourner, carKonig fut transféré à Katisbone, pour y être jugé par un Conseilde guerre. Il s’échappa, ne mit que trois jours pour atteindre lafrontière suisse et parut inopinément, en octobre 1635, à ladiète de Baden , qu’il remercia pour son intervention bienveillante.

Il s’était vanté que la France lui avait offert le bâton de Maré-chal-de-camp. En 1640 l’Empereur l’appela encore une fois àRatisbone. En 1646 il refusa une place de colonel au service deMilan. Il mourut, criblé de dettes, à Fribourg, où il fut deux ansAvoyer. Son frère Albert, mort en 1637, occupait aussi ungrade militaire supérieur, sans doute au service d’Autriche, caril figura parmi les troupes impériales à la journée de Dessau, oùMansfeld fut défait.

Dans ces temps calamiteux, il ne se passait guères une année,sans une alarme de guerre. L’armée suédoise avait déjà pénétréjusqu’au Porrentruy et même jusques dans le Canton de Soleure,traitant en ennemi tous les pays qu’elle envahissait l . Les fuyardsaffluaient de tous côtés. Le chapitre de Bâle mit en dépôt cheznous ses archives et ses effets les plus précieux. Notre Gouverne-ment fit mettre sur pied un piquet de 100 hommes, sous les or-dres de l’ancien bailli Scbrôder. Déjà, l’année précédente (1633),les trois colonels Python, Week et Diesbach avaient reçu l’ordrede tenir leurs régimens prêts à être mobilisés au besoin. On vitvenir à Fribourg l’Abbesse de Remiremont, tante du Duc deLorraine, fuyant l’invasion. L’Evêque de Lausanne et la Prieuscde Nazareth ayant également sollicité un refuge, cette demandefut écartée. Le Gouverneur espagnol de la Franche-Comté obtint

1 Deux Fribourgeois, Nicolas Week el Pierre Kroumcnstoll, arrélés à Colmarpar les Suédois , ne purent être rachetés que pour une forte somme. A. C.