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SECONDE PARTIE.
mer les troubles au sujet des paquiers 1 , restèrent encore pen-dant quelque temps en fonctions, sous le titre de bourgeois.Quant aux Cent élus de 1319, on ne peut les admettre quecomme une création exceptionnelle et temporaire. Ce n’est que18 ans plus tard qu’apparaissent les Deux-cent, prenant la placede la communauté 2 .
Nous voici donc arrivés à une nouvelle phase de notre consti-tution civile. La communauté s’est considérablement agrandie. Lacité, avec ses deux faubourgs, ne sufiit plus pour la contenir.Elle s’est étendue au Nord, à l’Ouest et au Midi. La Neuvevilles’est élevée au pied de l’ancienne. Un quartier populeux s’est forméhors de la grande porte de Jaquemart 3 . Comment surveiller cegrand nombre d’habitans et maintenir l’ordre et la paix? Commentconvoquer et réunir au besoin cette masse d’hommes? Commentlui donner l’intelligence et le calme des discussions législatives?D’ailleurs, le développement de l’industrie a changé les mœurs pri-mitives et altéré leur simplicité ; les affaires publiques, les rela-tions extérieures se multiplient, des intérêts nouveaux surgissent,les conditions de la démocratie pure ont cessé, toute la situationse complique et change de face. Evidemment, ni la forme, ni lepersonnel de l’administration ne peuvent plus suffire. Jusqu’alorsla bourgeoisie, réunie dans l’antique église de Notre-Dame, offraitl’image d’une Landsgemcinde. Le Conseil et son chef veillaient àl’exécution des lois. Désormais ils ne suffiront plus à la besogne ;force sera de diviser les pouvoirs, de répartir les travaux de lamagistrature, d’organiser une nouvelle bannière, d’aborder unerévision des lois, de les modifier, d’en créer de nouvelles.
Cédant à ces influences suprêmes, l’Avoyer remet à un Bourg-maître le pouvoir d’inspection, qu’il avait seul exercé jusqu’alors' 4 ;
1 Voy. Première Partie, page 88. — * Coll. dipl.fN® 131. — 3 II paraît que l’af-fluence desétrangers postulant la bourgeoisie était bien grande, dans le courant du13 e siècle, puisqu’on 128‘J il fallut faire une ordonnance qui suspendait pour 5 anstoute réception bourgeoisiale. — * Ordonnance de 1334. Le premier UourgmaîU -0connu est Jean Houscr, qui occupa cette [placcjcn 1372.^Mais Rodolphe de Vii'P'pens fut celui qui fut nomme par l’ordonnance susdite.