CHAPITRE IX.
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berstorf demandaient qu’ils ne se fissent pas si précipitamment, ceux,de Torny que le commerce du bois et des graines fût libre. Beau-coup désiraient que les amendes fussent commuées en peines cor-porelles.
Les adresses de dévoùment ne manquèrent pas. Celle d’Esta-vayer se distingua par ses protestations de servilisme et de fidélité,quand même. Le gouvernement en fut si ravi, qu’il fit la réponse laplus obligeante au lieutenant Devevey et au conseiller Perrier, Du-coterd, qui l’apportèrent. Ces messieurs furent défrayés et traitéspar quatre anciens avoyers d’Eslavayer : Muller, le Saunier, Reyff,de Cugy, le major Maillardoz et le chevalier de Gleresse. Lescommis dirent que les treize communes, qui font corps avec laville, avaient voulu représenter des choses absurdes, mais que leconseil n’avait pas voulu les écouter.
La garnison changeait fréquemment. Après les Bernois, vinrentceux de Lucerne et de Soleure, et déjà auparavant un détachementvaudois était venu remplacer une partie des premiers. On le vitpartir sans regret; son esprit, à ce qu’il paraît, n'était pas desmeilleurs. Il y eut contestation entre messeigneurs, à qui logeraitmoins de soldats, et il fallut même convoquer les Deux-cent à cesujet. L’avoyer dépêcha MM. Griset, Montenach et Féguely auprèsdes représentants qui avaient l’air tout mécontent et menaçaientde s’en aller.
Un accident fit assez de sensation à cette époque, pour qu’oncrût devoir en faire un rapport à Berne. Mr. Buman, major deLandobirst, regardant exercer la garde de la ville avec les Deux-cent, fut atteint d’une balle, qui lui entra sous l’œil droit. Il nevécut que 5 heures. Le même coup tua Jérôme Wahler, ouvrierdu Martinet, qui se trouvait derrière Buman. L’enquête prouvaque le paveur Rilchôr, pour ne pas salir son fusil à l’exercice, enavait emprunté à Bovard un, qu’il ne savait pas chargé.
On voit, par la lettre que Mr. Manuel adressa à son gouver-nement, sous date du 15 Mai, qu’il y avait 19 prévenus arrêtés et