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TROISIÈME PARTIE.
Cheyres, Vuissens, Cbâtel, Attalens, Romont, Vaulruz, Gruyères,Bulle suivirent l’exemple d’Estavayer, tout en faisant des protes-tations officielles de leur inaltérable dévoùment à messeigneurs L
Le Comité central se sépara, ses membres reprirent la cocardede l’Etat ; l’arbre de la liberté, qui avait déjà été amené, fut misde côté.
Sur l’avis que Moudon était déjà occupé par les Français, onmit sur pied 400 hommes des milices allemandes; celles de Moratrestèrent dans ce bailliage pour seconder le corps bernois, chargéde le défendre. Philippe d’Affry y fut envoyé comme représentant.Il fut impossible de donner du secours aux Bernois, pour la dé-fense de l’Erguel. Le Grand Conseil nomma aussi la commission,qui devait s’entendre avec celle de la ville et de la campagne. Onaccorda à celle-ci la salle du devant de la Grenette pour y tenirses séances qui ne devaient s’ouvrir qu’à 8 heures du malin, pourêtre closes à 8 heures du soir.
Tout à coup parut un détachement de 240 Vaudois, après la fer-meture des portes, devant celle des Etangs. C’était le 30 Janvier. Ilétait commandé par un nommé Alliot, deVevey, qui le ramenait danscette ville. Il demandait à pouvoir traverser Fribourg en amis. LeGrand Conseil s’assembla encore dans la nuit pour en délibérer.Le résultat fut qu’on ne permettrait pas le passage à ce corps, maisqu'on lui enverrait, au besoin, des vivres. En même temps, on sehâta d’appeler les milices allemandes, auxquelles se joignirent 4 à500 volontaires, qu’on renvoya. La réponse de messeigneurs sefaisant attendre trop longtemps, les Vaudois se replièrent sur Bel-faux. On informa alors l’Etat de Berne de cet événement, en lepriant d’envoyer à Fribourg ses troupes réunies à Neueneck.
Lucerne et Soleure furent également avisés de ce qui se passait,avec prière de venir au secours, au premier signal. On appela en
1 Man. 349.