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Troisième partie.
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CHAPITRE XII.

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le lendemain, la constitution, adressa à ces hommes égarés desreprésentations touchantes et affectueuses LSourds aux accents decelle voix paternelle, les petits cantons se soulevèrent vers la mi-Avril. Leur landsturm eût, au nom de la religion, saccagé Rap-perschwyl, sans un secours inattendu de Claris. C’est, au nom dela religion, qu’ils voulurent pendre le patriote Louis Kaiser, deStanz, et qu’ils pillèrent Lucerne, au mépris d’une capitulationformelle. Stiger, à cheval, les pistolets à la ceinture, la croix et lesabre en mains, les excitait au pillage 2 . Enfin c’est pour défendrela religion qu’ils tuèrent des parlementaires français, porteurs deparoles de paix 3 .

Le Valais, également excité par le clergé, qui lui avait promisl’assistance de la légion ihébaine, suivit ces exemples.

Dignes agents de l’absolutisme, le général russe Miladowitch etle général autrichien Wukasowitch, appuyant cette insurrection,menacèrent le Bas-Valais de mettre à mort quiconque s’opposeraitau retour de l’ancien régime, sans épargner ni âge, ni sexe 4 .

Et bien qu’à l’approche des Français, on eut arboré à Sion ledrapeau blanc, on n’en tira pas moins à mitraille sur le détache-ment de hussards, qui se disposait à entrer dans la place.

Quelles furent les suites de ces atlentSts ?

Le sac de Sion, une contribution de guerre et toutes les hor-reurs de la défaite.

On devait croire que le malheur corrigerait les rénitents. Il n’en

1 Bulletin helvétique, tome i , page 11. — 2 Tillier. — 3 Proclamation du 11Mai 1799. — 4 Voici comment un historien très-impartial apprécie l’oppositiondes cantons démocratiques : « Les masses fanatisées n’eurent point à leur tête desTell ou Winkelried nouveaux , mais les abbés de St. Gall et d’Einsiedlen. La SleVierge opérait des miracles ; des moines plantaient la croix au milieu des lands-

Semeindes. ün prêtre ne rougit pas de prêcher que la nouvelle constitution était

éclose en enfer , rédigée par Luther et proclamée par Calvin. » Almanach helvct.Pourl’année 1801, page 119. Il ne faut pas oublier non plus que ces cantons, si ja-loux de leur liberté , avaient bien peu respecté celle de leurs voisins Gaster , Ulz-nach , Wesen , la Marche et les bailliages cisalpins. On se rappelle comment üriavait traité les malheureux Livinois.